Fragments d’une science sociale de la praxis chez les premiers socialistes français

Reprenant l’invitation de David Graeber à rechercher les fragments d’une anthropologie anarchiste, l’article explore la première génération se réclamant du terme socialisme dans les années 1840, afin d’observer l’émergence de la science sociale sous cette perspective. Il se penche en particulier sur...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Lanza, Andrea
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2024
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Reprenant l’invitation de David Graeber à rechercher les fragments d’une anthropologie anarchiste, l’article explore la première génération se réclamant du terme socialisme dans les années 1840, afin d’observer l’émergence de la science sociale sous cette perspective. Il se penche en particulier sur le paradoxe de la praxis : la coïncidence entre la découverte du destin de l’humanité et l’action pour que ce destin se réalise, entre le mouvement de compréhension de soi et le mouvement de transformation de soi. Parmi les différentes manières, parfois opposées, d’envisager ce paradoxe, l’article se concentre sur une position radicale exprimée par certains ouvriers de l’époque selon laquelle la science sociale ne peut être que l’expression de l’ensemble de la société, ou plutôt de chacune de ses composantes, travaillant à son évolution dans l’histoire. Cette perspective peut nous aider à repenser en profondeur nos catégories de compréhension de la société démocratique, en commençant par abandonner les catégories « bottom-up » et « top-down ».