Une égalité sans équivalence. Pour une anthropologie du commun
Cet article propose d’élaborer une conception amazonienne du commun et de penser le défi que pose cette dernière à la pensée occidentale sur l’individualisme et l’égalité. Il y est suggéré qu’un certain nombre de traits distinctifs de la socialité amazonienne urarina pourrait trouver leur origine da...
Guardado en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2023
|
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article propose d’élaborer une conception amazonienne du commun et de penser le défi que pose cette dernière à la pensée occidentale sur l’individualisme et l’égalité. Il y est suggéré qu’un certain nombre de traits distinctifs de la socialité amazonienne urarina pourrait trouver leur origine dans un refus partagé des facteurs qui donnent lieu à des relations d’équivalence entre les gens. Ce type de singularisme, ou « d’individualisme sans individus », résulte d’une conception du commun comme ressource collective antithétique de la propriété, dans laquelle la subjectivité est façonnée plus largement en relation avec des ressources écologiques et affectives que produite collectivement et continuellement. Cela inclut non seulement les ressources économiques partagées, tels que la terre ou les animaux, mais aussi des manières d’organiser et de produire des relations affectives, cognitives et linguistiques, des « communs » de formes variées qui ne réduisent jamais les différences à un sujet abstrait, tel que celui que la figure de l’individu dans le libéralisme ou celle du collectif dans le socialisme. |
|---|