Pour une sociologie du politique. Expériences de domination et pratiques sociales de la liberté
Depuis quarante ans, les sciences sociales ont repensé leurs pratiques de recherche à l’aune d’une distinction entre la politique, entendue dans son sens institutionnel et spécialisé, et le politique, décrivant de façon plus phénoménologique l’ensemble des pratiques sociales remettant en cause l...
Enregistré dans:
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
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| Udgivet: |
2023
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RDM1_060_0351RDM1Revue du MAUSS https://shs.cairn.info/revue-du-mauss1-2022-2-page-351?lang=fr https://doi.org/10.3917/rdm1.060.0351 Pour une sociologie du politique. Expériences de domination et pratiques sociales de la liberté Tarragoni, Federico2023 fre Revue du MAUSS | 60 | 2 | 2023-01-03 | p. 351-378 | 1247-4819 RDM1_06065 Depuis quarante ans, les sciences sociales ont repensé leurs pratiques de recherche à l’aune d’une distinction entre la politique, entendue dans son sens institutionnel et spécialisé, et le politique, décrivant de façon plus phénoménologique l’ensemble des pratiques sociales remettant en cause la domination. Une histoire du politique et une anthropologie du politique ont progressivement vu le jour ; la science politique s’est (à nouveau) interrogée sur le « repérage » de son objet. Étrangement la sociologie est restée à l’écart de ces débats. Cet article programmatique entend combler cette lacune. Il montre tout l’intérêt qu’aurait la sociologie à prendre au sérieux la critique de réductionnisme que lui adresse la philosophie politique, tout en relativisant son approche scolastique de l’objet. En se penchant sur les renouvellements de la science politique, de l’histoire et de l’anthropologie, il décline trois voies pour une sociologie du politique – le politique « par le bas », « aux marges » et « rêvé » –, et une méthode pour la mener à bien, l’analyse des processus de subjectivation politique. Over the past forty years, the social sciences have rethought their research practices in the light of a new distinction between politics, understood in its institutional and specialised sense, and the political, describing in a more phenomenological way the whole range of social practices that challenge domination. A history and an anthropology of the political have gradually emerged; political science has (once again) questioned the “identification” of its scientific object. Strangely, sociology has remained outside these debates. This programmatic article aims to fill this gap. It shows the interest that sociology would have in taking seriously the criticism of reductionism addressed by political philosophy, while relativising its scholastic approach to the object. By looking at the renewals of political science, history and anthropology, it outlines three paths for a sociology of the political – politics “from below”, “at the margins” and “imagined” – and a new method for carrying it out: the analysis of processes of political subjectivation. Cairn free access |
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