POLICAR ALAIN, L’Inquiétante familiarité de la race. Décolonialisme, intersectionnalité et universalisme, Le Bord de l’eau, 2020, 142 p., 15 €

Henri Raynal écrit depuis plus de 70 ans. Avec ferveur, il célèbre et partage ce qu’il voit. Avec lucidité, il s’inquiète de la tendance humaine à vouloir se désenchâsser du cosmos qui le porte, l’environne, le constitue. L’humain n’est pas une île sans océan ; il peut bien émerger par sa manière d’...

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Hlavní autoři: Bordes, François, Caillé, Alain, Chanial, Philippe, Pasquier, Sylvain
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2021
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RDM1_057_0305dRDM1Revue du MAUSS https://shs.cairn.info/revue-du-mauss1-2021-1-page-305d?lang=fr https://doi.org/10.3917/rdm1.057.0305d POLICAR ALAIN, L’Inquiétante familiarité de la race. Décolonialisme, intersectionnalité et universalisme, Le Bord de l’eau, 2020, 142 p., 15 € Bordes, FrançoisCaillé, AlainChanial, PhilippePasquier, Sylvain2021 fre Revue du MAUSS | 57 | 1 | 2021-05-11 | p. 305d-317d | 1247-4819 RDM1_05778 Henri Raynal écrit depuis plus de 70 ans. Avec ferveur, il célèbre et partage ce qu’il voit. Avec lucidité, il s’inquiète de la tendance humaine à vouloir se désenchâsser du cosmos qui le porte, l’environne, le constitue. L’humain n’est pas une île sans océan ; il peut bien émerger par sa manière d’exister, mais il n’est séparé de rien. Comme antidote contre le désabusement et le scepticisme, mais aussi contre le sentiment de supériorité et d’extériorité propre à notre espèce, Raynal cultive l’émerveillement, se laisse appâter par les déploiements du monde qu’il traduit amoureusement dans le langage des mots. L’émerveillement comme pratique : par où commencer lorsque tant de contraintes nous paralysent ? Il n’y a pas de formule magique, si ce n’est celle qui mènerait à un léger décalage du regard, à un ébranlement discret de l’attitude face aux spectacles qui nous traversent sans interruption. Remplaçons la défiance par l’assentiment à la vie, propose-t-il. Apprenons à accueillir la présence de l’univers dans son inépuisable complexité et son indéniable beauté. Soyons cosmophiles ! Il y a urgence. Retrouvons la joie d’être partie prenante, la jubilation profonde d’être là.Henri Raynal has been writing for over 70 years. With fervor, he celebrates and shares what he sees. With lucidity, he worries about the human tendency to want to disenchant himself from the cosmos that carries him, surrounds him, constitutes him. The human being is not an island without an ocean; he may well emerge by his way of existing, but he is not separated from anything. As an antidote to disillusionment and skepticism, but also to the feeling of superiority and exteriority proper to our species, Raynal cultivates wonder, allows himself to be baited by the unfolding of the world, which he lovingly translates into the language of words. Wonder as practice: where to begin when so many constraints paralyze us? There is no magic formula, except the one that would lead to a slight shift of the gaze, to a discreet shaking of the attitude towards the spectacles that cross us without interruption. Let's replace defiance by assent to life, he proposes. Let us learn to welcome the presence of the universe in its inexhaustible complexity and its undeniable beauty. Let us be cosmophiles! It is urgent. Let us rediscover the joy of being part of it, the profound jubilation of being there.Cairn free access
language Français
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description Henri Raynal écrit depuis plus de 70 ans. Avec ferveur, il célèbre et partage ce qu’il voit. Avec lucidité, il s’inquiète de la tendance humaine à vouloir se désenchâsser du cosmos qui le porte, l’environne, le constitue. L’humain n’est pas une île sans océan ; il peut bien émerger par sa manière d’exister, mais il n’est séparé de rien. Comme antidote contre le désabusement et le scepticisme, mais aussi contre le sentiment de supériorité et d’extériorité propre à notre espèce, Raynal cultive l’émerveillement, se laisse appâter par les déploiements du monde qu’il traduit amoureusement dans le langage des mots. L’émerveillement comme pratique : par où commencer lorsque tant de contraintes nous paralysent ? Il n’y a pas de formule magique, si ce n’est celle qui mènerait à un léger décalage du regard, à un ébranlement discret de l’attitude face aux spectacles qui nous traversent sans interruption. Remplaçons la défiance par l’assentiment à la vie, propose-t-il. Apprenons à accueillir la présence de l’univers dans son inépuisable complexité et son indéniable beauté. Soyons cosmophiles ! Il y a urgence. Retrouvons la joie d’être partie prenante, la jubilation profonde d’être là.
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