La distance de jeunes salariés vis-à-vis des « voies du collectif »
En nous appuyant sur une enquête menée auprès de jeunes coiffeusesesthéticiennes, ouvriers du bâtiment et informaticiens, nous interrogeons le rapport des jeunes salariés aux représentants du personnel et aux syndicats, dans des secteurs marqués par une faible syndicalisation. Les jeunes salariés re...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
|---|---|
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2019
|
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
cairn-RDLI_099_0063 |
|---|---|
| record_format |
cairn |
| spelling |
cairn-RDLI_099_0063RDLILa Revue de l'Ires https://shs.cairn.info/revue-de-l-ires-2019-3-page-63?lang=fr https://doi.org/10.3917/rdli.099.0063 La distance de jeunes salariés vis-à-vis des « voies du collectif » Trémeau, Camille2019 fre La Revue de l'Ires | 99 | 3 | 2019-09-18 | p. 63-89 | 1145-1378 RDLI_09918 En nous appuyant sur une enquête menée auprès de jeunes coiffeusesesthéticiennes, ouvriers du bâtiment et informaticiens, nous interrogeons le rapport des jeunes salariés aux représentants du personnel et aux syndicats, dans des secteurs marqués par une faible syndicalisation. Les jeunes salariés rencontrés ne comptent pas parmi les plus touchés par la précarité. Toutefois, ils n’en évoluent pas moins dans des configurations professionnelles défavorables à l’exploration des « voies du collectif » et, plus précisément ici, de la représentation des salariés. L’article met ainsi en évidence la diversité des mécanismes qui creusent une distance entre ces jeunes salariés et les instances représentatives du personnel (IRP), et nuance l’idée d’un rejet des représentants du personnel et des syndicats, qui ne constitue en fait qu’une seule variante de l’attitude de distance. Du point de vue des jugements portés à l’égard du syndicalisme, une entrée par la socialisation permet de rendre compte de représentations hétérogènes et socialement situées de la conflictualité et de la lutte.Drawing on an investigation of young hairdressers and beauticians, builders, and IT workers, this article explores the relationship between young employees and staff representatives and trade unions in sectors with typically low union membership. The young employees participating in the study are not among the categories most lacking in job security. However, they do work in professional settings that discourage them from exploring the various possibilities for collective action, particularly staff representation. This article also uncovers the range of mechanisms that generate distance between these young employees and bodies representing staff and qualifies the notion that young workers reject staff representatives and unions out of hand by foregrounding that outright rejection is just one form of distance. From the point of view of judgements on trade unionism, entry by means of socialization sheds light on heterogeneous and socially sited representations of conflictuality and struggle.Cairn free access |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/Cairn/ |
| description |
En nous appuyant sur une enquête menée auprès de jeunes coiffeusesesthéticiennes, ouvriers du bâtiment et informaticiens, nous interrogeons le rapport des jeunes salariés aux représentants du personnel et aux syndicats, dans des secteurs marqués par une faible syndicalisation. Les jeunes salariés rencontrés ne comptent pas parmi les plus touchés par la précarité. Toutefois, ils n’en évoluent pas moins dans des configurations professionnelles défavorables à l’exploration des « voies du collectif » et, plus précisément ici, de la représentation des salariés. L’article met ainsi en évidence la diversité des mécanismes qui creusent une distance entre ces jeunes salariés et les instances représentatives du personnel (IRP), et nuance l’idée d’un rejet des représentants du personnel et des syndicats, qui ne constitue en fait qu’une seule variante de l’attitude de distance. Du point de vue des jugements portés à l’égard du syndicalisme, une entrée par la socialisation permet de rendre compte de représentations hétérogènes et socialement situées de la conflictualité et de la lutte. |
| author |
Trémeau, Camille |
| spellingShingle |
Trémeau, Camille La distance de jeunes salariés vis-à-vis des « voies du collectif » |
| author_facet |
Trémeau, Camille |
| author_sort |
Trémeau, Camille |
| title |
La distance de jeunes salariés vis-à-vis des « voies du collectif » |
| title_short |
La distance de jeunes salariés vis-à-vis des « voies du collectif » |
| title_full |
La distance de jeunes salariés vis-à-vis des « voies du collectif » |
| title_fullStr |
La distance de jeunes salariés vis-à-vis des « voies du collectif » |
| title_full_unstemmed |
La distance de jeunes salariés vis-à-vis des « voies du collectif » |
| title_sort |
la distance de jeunes salariés vis-à-vis des « voies du collectif » |
| publishDate |
2019 |
| container_title |
|
| container_issue |
|
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-de-l-ires-2019-3-page-63?lang=fr https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rdli.099.0063 |
| _version_ |
1877246451238567936 |