Le « non-recours » à la couverture maladie universelle et sa mise à l'agenda de l'Assurance maladie : un phénomène qui travaille l'institution

Depuis quelques années, le non-recours, à savoir le fait que des personnes ne bénéficient pas des droits ou des offres publiques auxquels elles peuvent prétendre (Warin, 2010), fait l’objet d’une attention croissante en France. La lutte contre le non-recours est notamment inscrite parmi les objectif...

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Auteur principal: Revil, Hélèna
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2015
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spelling cairn-RDLI_081_0003RDLILa Revue de l'Ires https://shs.cairn.info/revue-de-l-ires-2014-2-page-3?lang=fr https://doi.org/10.3917/rdli.081.0003 Le « non-recours » à la couverture maladie universelle et sa mise à l'agenda de l'Assurance maladie : un phénomène qui travaille l'institution Revil, Hélèna2015 fre La Revue de l'Ires | 81 | 2 | 2015-02-06 | p. 3-32 | 1145-1378 RDLI_08141 Depuis quelques années, le non-recours, à savoir le fait que des personnes ne bénéficient pas des droits ou des offres publiques auxquels elles peuvent prétendre (Warin, 2010), fait l’objet d’une attention croissante en France. La lutte contre le non-recours est notamment inscrite parmi les objectifs stratégiques de la branche maladie de la Sécurité sociale. Le déploiement par l’institution d’une politique en la matière ne va toutefois pas de soi. La mise en œuvre d’actions visant à limiter et à prévenir le phénomène interroge en effet les organismes d’Assurance maladie dans leurs principes d’action les plus fondamentaux et dans leur rapport aux publics. Elle questionne en parallèle les compétences des agents et l’organisation du travail pensées pour mettre en œuvre des droits de nature initialement assurantielle. Cet article revient sur le processus de mise à l’agenda du non-recours à la couverture maladie universelle (CMU) et s’intéresse à la manière dont le phénomène « travaille » l’Assurance maladie.Non-take-up of French Universal Healthcare Coverage and Agenda-setting at the National Health Insurance FundOver the past few years, non-take-up, i.e. the failure to avail oneself of rights or public services one is entitled to (Warin 2010), has become the focus of increasing study in France. Combating non-take-up is, for instance, one of the key strategic objectives of the health division of France’s social security service. However, institutional involvement in policy-making is not necessarily the best solution in this arena : implementing programmes designed to limit and prevent non-take-up raises questions about the National Health Insurance Fund’s most fundamental principles and its relationship with various sectors of the public. It also raises questions about the competence of its employees and work organisation, planned to implement rights that are initially insurance-related in nature. The article looks at the process of agenda-setting when it comes to non-take-up of universal healthcare coverage in France and studies how the issue represents a challenge for the National Health Insurance Fund.Cairn free access
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