Les institutions de la flexicurité

Quels procédés faut-il mettre en place en France pour y implanter le modèle de la flexicurité ? Différentes solutions ont été suggérées ces dernières années pour introduire la flexicurité dans la relation salariale. Certaines ont généré des illusions, telle la proposition de substituer des incitatio...

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Detalhes bibliográficos
Principais autores: Chassard, Yves, Kerbourc’h, Jean-Yves
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2009
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RDLI_063_0077RDLILa Revue de l'Ires https://shs.cairn.info/revue-de-l-ires-2009-4-page-77?lang=fr https://doi.org/10.3917/rdli.063.0077 Les institutions de la flexicurité Chassard, YvesKerbourc’h, Jean-Yves2009 fre La Revue de l'Ires | 63 | 4 | 2009-12-01 | p. 77-103 | 1145-1378 RDLI_06324 Quels procédés faut-il mettre en place en France pour y implanter le modèle de la flexicurité ? Différentes solutions ont été suggérées ces dernières années pour introduire la flexicurité dans la relation salariale. Certaines ont généré des illusions, telle la proposition de substituer des incitations financières aux règles du droit du travail. D’autres ont été des demi-réussites comme l’obligation imposée à l’entreprise de maintenir la capacité du salarié à occuper un emploi. D’autres, encore, se sont révélées décevantes, notamment les politiques de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. En réalité, le modèle de la flexicurité ne peut fonctionner que si les institutions du marché du travail permettent l’exercice effectif d’un droit à l’employabilité. Tout salarié, demandeur d’emploi, jeune sortant du système éducatif devrait pouvoir trouver un lieu qui lui fournisse, cumulativement, une information sur les perspectives d’embauche par métier dans son bassin d’emploi, la possibilité d’identifier les acquis de son expérience professionnelle, de s’orienter dans le maquis des certifications, de se faire accompagner pour la confection d’un éventuel dossier de VAE et de s’orienter vers une formation le préparant à un nouvel emploi. Ceci laisse entrevoir une autre facette de la flexicurité, où la sécurisation et la dynamisation des parcours sont assurées par des institutions externes à l’entreprise, qu’elles soient paritaires, publiques (Etat, Pôle emploi, collectivités territoriales) ou privées (autres participants au service public de l’emploi). L’enjeu réside désormais dans la façon dont les parties prenantes, aujourd’hui dispersées, sauront travailler ensemble. Dans ce contexte, les partenaires sociaux ont des opportunités à saisir et un rôle clé à jouer.Which Institutions for Flexicurity?Which procedures should France implement to establish the flexicurity model? Various proposals have been made in recent years to introduce flexicurity within employer-employee relationships. Some have given rise to illusionary solutions, as for example the proposal to replace labour law rules by financial incentives. Some have been only partly successful, such as the requirement for companies to maintain workers’ employability. Some have proved disappointing, in particular policy on forward-looking employment and skills management. In fact, the flexicurity model can be effective only if labour market institutions make it possible for the right to employability to be applied. Every worker, jobseeker, or young person leaving the educational system should be able to find a place which provides them with information on all the following things: work prospects in their respective occupation and labour pool; identifying the skills they have acquired through professional experience; making sense of the many certifications available; help with possibly preparing an application for validating work experience (VAE); and guidance towards specific training for a new job. This points to another aspect of flexicurity where rendering career paths secure and dynamic is taken on board by institutions outside companies, whether of a joint and public nature (State, public employment centres and local authorities), or even by private companies (other participants in public employment services). From now on, the issue depends on the way stakeholders, who are scattered nowadays, will manage to work together. In this context, social partners have opportunities to seize and a key role to play.Cairn free access
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