Descendre en singularité pour agir. Le cas limite de la psychanalyse dans le champ clinique

« L’histoire de la “pensée clinique” – prise en son sens le plus large – peut être dite vectorisée par une dé-singularisation toujours plus nette des situations de soin. Que ce soit en médecine somatique, en psychiatrie ou en psychologie, le colloque soignant/soigné s’est progressivement standardisé...

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Glavni autor: Visentini, Guenaël
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2021
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Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RDES_100_0038RDESRue Descartes https://shs.cairn.info/revue-rue-descartes-2021-2-page-38?lang=fr https://doi.org/10.3917/rdes.100.0038 Descendre en singularité pour agir. Le cas limite de la psychanalyse dans le champ clinique Visentini, Guenaël2021 cascliniqueefficacitéFreudLucy Rmédecinepsychanalysepsychiatriepsychologiesingularitéfre Rue Descartes | 100 | 2 | 2021-11-05 | p. 38-67 | 1144-0821 RDES_10024 « L’histoire de la “pensée clinique” – prise en son sens le plus large – peut être dite vectorisée par une dé-singularisation toujours plus nette des situations de soin. Que ce soit en médecine somatique, en psychiatrie ou en psychologie, le colloque soignant/soigné s’est progressivement standardisé, par l’opérationnalisation d’un ensemble de procédures thérapeutiques jugées efficaces. La psychanalyse, dernière-née des sous-disciplines cliniques, occupe à ce titre une position “à la limite”. Soucieuse comme les autres de connaître pour mieux soigner, elle monte en généralité ( cf. ses étiologies, ses diagnostics et le modèle métapsychologique). Mais elle adopte simultanément – suivant cette même exigence d’efficacité – une démarche inverse qu’on peut à bon droit nommer “descente en singularité”. De fait, Freud met en évidence que certaines représentations uniques verbalisées au cas par cas de ses patients (non reproductibles par d’autres, et non utilisables pour d’autres) constituent le principal levier thérapeutique pour une série de troubles et souffrances psychiques. Son legs scientifique consiste ainsi en une reproblématisation de la question des niveaux logiques opérants dans le champ clinique : est-ce avant tout au niveau du générique (comme en médecine) qu’il faut situer l’effort de vérité pour bien soigner, à l’échelle du typique (comme en psychologie), ou, au contraire, dans l’ordre de l’ unique (proposition originale de la psychanalyse) ? Une relecture du fameux cas freudien de Lucy R., tiré des Études sur l’hystérie (1895) – permet de préciser ces enjeux épistémo-cliniques, toujours d’actualité. Est alors discutée la proposition de l’extension de l’usage de l’adjectif “clinique” pour désigner toute pensée du singulier – même hors cadre thérapeutique –, dans l’art, en littérature ou en sciences humaines. »Cairn free access
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