Valeur, monnaie et richesse dans La philosophie de l’argent de Georg Simmel

La monnaie ne fait pas que faciliter l’échange, elle en est constitutive et toutes ses fonctions l’y vouent. Mais, ambivalente, la monnaie peut aussi être désirée pour elle-même, devenant alors un pur objet d’accumulation détourné de sa finalité première. Ce détournement est peut-être le propre du c...

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Autore principale: Clerc, Marion
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2019
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La monnaie ne fait pas que faciliter l’échange, elle en est constitutive et toutes ses fonctions l’y vouent. Mais, ambivalente, la monnaie peut aussi être désirée pour elle-même, devenant alors un pur objet d’accumulation détourné de sa finalité première. Ce détournement est peut-être le propre du capitalisme. Il est patent dans le capitalisme financiarisé né dans les années 1970-1980, dans la mesure où la monnaie peut s’y accumuler sans même transiter par la sphère non financière (celle de l’économie réelle). Les banques centrales ne se donnent guère les moyens d’y remédier. Leur contrôle au mieux très indirect sur la circulation monétaire dans les espaces très financiarisés pourrait s’affaiblir encore si les cryptomonnaies venaient à se développer.