Microstructure des marchés financiers
La théorie financière classique repose sur l’hypothèse d’objectivité des valeurs financières : chaque titre a à tout moment une « vraie » valeur, ou « valeur fondamentale », qui correspond à l’anticipation des revenus que rapportera l’actif. Le marché est dans cette vision le lieu de la formation de...
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| Język: | Français |
| Wydane: |
2008
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RCE_003_0131 |
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cairn-RCE_003_0131RCERegards croisés sur l'économie https://shs.cairn.info/revue-regards-croises-sur-l-economie-2008-1-page-131?lang=fr https://doi.org/10.3917/rce.003.0131 Microstructure des marchés financiers Espagne, Étienne2008 fre Regards croisés sur l'économie | 3 | 1 | 2008-03-15 | p. 131-132 | 1956-7413 RCE_00335 La théorie financière classique repose sur l’hypothèse d’objectivité des valeurs financières : chaque titre a à tout moment une « vraie » valeur, ou « valeur fondamentale », qui correspond à l’anticipation des revenus que rapportera l’actif. Le marché est dans cette vision le lieu de la formation de prix correspondant à cette « vraie » valeur. L’approche hétérodoxe de la finance conventionnaliste rejette cette vision en poussant à ses conclusions logiques l’idée qu’on ne peut avoir raison contre le marché : l’essentiel n’est pas d’anticiper ce que vaut « réellement » un titre, mais ce que les autres pensent qu’il vaut. Keynes utilisait à propos des marchés financiers la métaphore du « concours de beauté » ; ici ils deviennent des « machines cognitives complexes qui […] ont pour finalité de produire une estimation de référence, collectivement admise, ce qu’on appellera une convention ». Convention qui peut être proche de la « valeur fondamentale », ou entièrement différente. Cairn free access |
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La théorie financière classique repose sur l’hypothèse d’objectivité des valeurs financières : chaque titre a à tout moment une « vraie » valeur, ou « valeur fondamentale », qui correspond à l’anticipation des revenus que rapportera l’actif. Le marché est dans cette vision le lieu de la formation de prix correspondant à cette « vraie » valeur. L’approche hétérodoxe de la finance conventionnaliste rejette cette vision en poussant à ses conclusions logiques l’idée qu’on ne peut avoir raison contre le marché : l’essentiel n’est pas d’anticiper ce que vaut « réellement » un titre, mais ce que les autres pensent qu’il vaut. Keynes utilisait à propos des marchés financiers la métaphore du « concours de beauté » ; ici ils deviennent des « machines cognitives complexes qui […] ont pour finalité de produire une estimation de référence, collectivement admise, ce qu’on appellera une convention ». Convention qui peut être proche de la « valeur fondamentale », ou entièrement différente. |
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