La fiscalité française, un chef-d'œuvre en péril ?

La fiscalité au sens large, c'est-à-dire en incluant les cotisations sociales, prélève 44 % du PIB en France. Elle joue donc un rôle crucial, tant par sa masse que par sa structure, pour déterminer les revenus et orienter les comportements des agents économiques. Pour certains, la fiscalité fra...

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Tác giả chính: Sterdyniak, Henri
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: 2007
Truy cập trực tuyến:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Tóm tắt:La fiscalité au sens large, c'est-à-dire en incluant les cotisations sociales, prélève 44 % du PIB en France. Elle joue donc un rôle crucial, tant par sa masse que par sa structure, pour déterminer les revenus et orienter les comportements des agents économiques. Pour certains, la fiscalité française, trop pesante, trop redistributive, étouffe l’initiative privée ; elle doit être allégée et rendue plus neutre. Pour d’autres, au contraire, il faut l’utiliser pour compenser la croissance des inégalités induite par l’évolution économique et pour favoriser l’activité en France en aidant les entreprises innovantes comme les secteurs en difficulté. En même temps, la mondialisation met en péril les recettes fiscales des pays à fort taux d’imposition, puisque les entreprises et les contribuables les plus riches peuvent, de plus en plus facilement, choisir de s’installer ou de se faire imposer dans les pays à fiscalité plus favorable. La fiscalité française, avec son ampleur et ses charmes mais aussi ses complications, ses niches fiscales et ses taux élevés, apparaît ainsi comme un édifice en péril. Quelles sont les principales caractéristiques, impôt par impôt, du système fiscal français ? Quelles sont les réformes envisageables pour répondre aux défis actuels ? Ce sont les deux questions auxquelles répond avec exhaustivité Henri Sterdyniak, professeur associé à l’université de Paris-Dauphine et économiste à l’OFCE.