Ce que révèle l’absence de publications sur les cellulites cervico-faciales en Afrique subsaharienne : une analyse bibliométrique
Les cellulites cervico-faciales constituent un défi majeur en Afrique subsaharienne. Beaucoup estiment que ces infections ont des effets défavorables dans cette région, mais très peu d’études scientifiques existent pour le confirmer. Cette rareté de publications soulève une question importante :...
Salvato in:
| Autori principali: | , |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2025
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Les cellulites cervico-faciales constituent un défi majeur en Afrique subsaharienne. Beaucoup estiment que ces infections ont des effets défavorables dans cette région, mais très peu d’études scientifiques existent pour le confirmer. Cette rareté de publications soulève une question importante : reflète-t-elle de véritables mauvais résultats cachés ou plutôt un manque de moyens pour mener des recherches ? Notre objectif était d’analyser le nombre d’études scientifiques publiées sur ces infections en Afrique subsaharienne et de vérifier s’il existe des biais dans ce qui est publié ou non. Nous avons effectué une analyse bibliométrique de 2010 à 2023. Nous avons cherché dans toutes les grandes bases de données scientifiques et avons appliqué des tests statistiques spécialisés pour détecter les biais de publication (tests d’Egger et de Begg).
Finalement, nous n’avons trouvé que 7 études portant sur 487 patients, répartis dans 6 pays. Cela représente 0,5 étude par an sur 13 années ! Les publications se concentrent principalement au Nigeria et au Mali, avec l’absence totale de l’Afrique australe et orientale. Les taux de mortalité rapportés varient de 4,4% à 20% avec une moyenne pondérée de 11,2%. Nos tests statistiques ne détectent aucun biais de publication significatif. En conclusion, la production scientifique est encore plus faible que prévue, mais les résultats cliniques restent dans des fourchettes acceptables. Le manque d’études reflète davantage un problème de capacité de recherche qu’un camouflage de mauvais résultats.
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