Perceptions et obstacles à l’utilisation des méthodes contraceptives modernes chez les femmes multipares à Kisangani, République Démocratique du Congo

Le recours à l’utilisation des méthodes contraceptives est faible dans la ville de Kisangani. Cette étude se veut d’explorer la perception et les obstacles à l’utilisation des méthodes contraceptives modernes (MCM) par les femmes multipares dans cette entité territoriale. C’est ainsi qu’une étude...

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Bibliographic Details
Main Authors: Kitoko, E. W., Mukandu, B. F., Wembodinga, U. G., Ngbolua, K. N., Mbungu, M. R.
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2025
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Le recours à l’utilisation des méthodes contraceptives est faible dans la ville de Kisangani. Cette étude se veut d’explorer la perception et les obstacles à l’utilisation des méthodes contraceptives modernes (MCM) par les femmes multipares dans cette entité territoriale. C’est ainsi qu’une étude qualitative a été conduite en Janvier 2025 auprès des femmes multipares à l’aide d’un entretien semi-directif. L’analyse de contenu a permis d’atteindre l’objectif de l’étude. Comme résultats, deux tendances s’étaient dégagées chez les participantes. Les unes estimaient que les MCM sont des moyens efficaces qui aident les femmes en âge de procréer à lutter contre les grossesses non-désirées, d’espacer les naissances et permettre leur reconstitution physique. Les autres pensaient plutôt que les MCM sont sources de certaines maladies et de la stérilité secondaire. En ce sens, elles étaient ainsi perçues comme une chose inutile, indésirable, qui déforme et font peur. On les considérait également comme une fuite de responsabilité et un levier de la prostitution. Les obstacles ressortis par ces participantes se regroupaient en (i) la peur des effets secondaires tels que les complications à long terme (cancer du col et la stérilité secondaire), la polyménorrhée/ménorragie, la perturbation du cycle menstruel, l’amaigrissement ou la prise de poids, les maux de tête, de ventre et autres maladies et (ii) les croyances socio-culturelles essentiellement le refus des maris, les convictions religieuses puis les informations incertaines (les ont dits) d’où un grand penchant vers les méthodes naturelles. L’étude montre donc la nécessité d’une sensibilisation des multipares habitantes de Kisangani sur les MCM afin de faciliter leur utilisation dans cette ville.