Migration et dynamique spatiale à Bamako et ses environs : Enjeux et perspectives
La migration malienne est un fait historique. Elle s’inscrit dans une tradition de mobilité. Le Mali est un pays continental et fortement enclavé. Face à cette contrainte territoriale, les populations ont adopté la migration, la mobilité et la transhumance comme une alternative de survie. Elle fa...
保存先:
| 主要な著者: | , , , |
|---|---|
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2021
|
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La migration malienne est un fait historique. Elle s’inscrit dans une tradition de mobilité. Le Mali est un pays continental et fortement enclavé. Face à cette contrainte territoriale, les populations ont adopté la migration, la mobilité et la transhumance comme une alternative de survie. Elle fait partie des stratégies de survie des ménages. Elle est devenue une hantise pour les jeunes désespérés qui fuient les zones rurales et viennent à la découverte de la ville. Autrefois, orientés vers les pays voisins proches, de nos jours un nombre important de flux s’oriente vers le district de Bamako qui doit sa dynamique à l’arrivée massive des populations rurales. Cela est lié aux conséquences de la sécheresse et au manque de perspectives. Les migrants développent des modes d’insertion spatiale qui se traduit par la construction et la déconstruction territoriale. Les migrants propriétaires enquêtés ont construit majoritairement dans les zones périurbaines, soit 73,68% des enquêtés et 26,31% ont pu construire dans le district de Bamako. Tous les villages proches ont été phagocytés par l’extension de la ville de Bamako. La plupart de ces zones périphériques sont situées dans la région de Koulikoro qui se trouve engloutie par le district de Bamako. Le cercle de Kati est pris d’assaut par la population urbaine en quête d’espace de vie.
|
|---|