Le travail collectif de définition des savoirs par les enseignants de physique, de chimie et de sociologie à l’université

Comment les savoirs enseignés à l’université sont-ils fabriqués par les enseignants ? Comment ceux-ci résolvent-ils les problèmes posés par ce travail de définition des savoirs ? Cet article s’appuie sur une enquête dans une université d’une grande ville de l’Ouest de la France, qui a consisté à obs...

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書誌詳細
第一著者: David, Marie
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2019
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Comment les savoirs enseignés à l’université sont-ils fabriqués par les enseignants ? Comment ceux-ci résolvent-ils les problèmes posés par ce travail de définition des savoirs ? Cet article s’appuie sur une enquête dans une université d’une grande ville de l’Ouest de la France, qui a consisté à observer des cours de physique, de chimie et de sociologie en première année de licence, et à réaliser des entretiens avec les enseignants et les étudiants. Il propose d’étudier la fabrication des curricula de l’enseignement supérieur comme une question de sociologie des connaissances, avec les outils de la sociologie du travail. Comme le contexte institutionnel et académique (notamment les cultures disciplinaires) diffère entre la sociologie, la physique et la chimie, on pourrait s’attendre à ce que le travail de fabrication des cours soit très dissemblable. Au contraire, cet article montre que les manières de travailler qui aboutissent à la sélection des savoirs à enseigner sont comparables : les savoirs sélectionnés sont le résultat d’un processus de coopération, de négociation et de conflit entre travailleurs, dans le cadre de la division du travail d’enseignement.