Quand la politique de l’employabilité conduit à la régionalisation des sciences sociales

Cette contribution a pour objectif de mettre en lumière les transformations à l’œuvre dans les programmes d’enseignement universitaires des sciences sociales à l’aube du XXIe siècle. À l’international, comme en France, beaucoup de travaux critiques se penchent sur l’emprise des nouveaux référents po...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Stavrou, Sophia
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2019
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Cette contribution a pour objectif de mettre en lumière les transformations à l’œuvre dans les programmes d’enseignement universitaires des sciences sociales à l’aube du XXIe siècle. À l’international, comme en France, beaucoup de travaux critiques se penchent sur l’emprise des nouveaux référents politiques néolibéraux sur l’enseignement supérieur, notamment le discours sur l’« employabilité ». Or, parmi eux, peu vont jusqu’à examiner les mouvements que subissent les savoirs universitaires, leur recontextualisation pour reprendre le concept de Basil Bernstein. À partir d’une étude de cas des masters en sciences humaines et sociales menée en France, cet article cherche à rendre compte des déplacements des frontières épistémiques, sociales et identitaires qui caractérisent la construction des formations universitaires. Dans ce contexte de réforme, la régionalisation des savoirs des sciences sociales semble émerger comme principe dominant, en réponse à l’articulation enseignement-marché du travail.