Les dispositifs d’autosurveillance du diabète et les transformations du « travail du patient »

À l’aide du lecteur de glycémie capillaire, les personnes diabétiques prélèvent une goutte de sang en piquant l’extrémité d’un de leurs doigts et réalisent une mesure ponctuelle de leur glycémie qui leur permet de connaître le taux de sucre présent dans leur sang à un instant précis. Apparus plus ré...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile Nagusiak: Mathieu-Fritz, Alexandre, Guillot, Caroline
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2017
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:À l’aide du lecteur de glycémie capillaire, les personnes diabétiques prélèvent une goutte de sang en piquant l’extrémité d’un de leurs doigts et réalisent une mesure ponctuelle de leur glycémie qui leur permet de connaître le taux de sucre présent dans leur sang à un instant précis. Apparus plus récemment, les lecteurs de glucose en continu ont quant à eux pour particularité de présenter, outre la valeur ponctuelle de la glycémie, sa tendance à la hausse ou à la baisse et son évolution au cours des dernières heures. L’objectif de notre analyse est de rendre compte des effets spécifiques de l’utilisation de ces dispositifs d’autosurveillance du diabète sur le « travail du patient » et sur son expérience de la maladie. Nous montrerons comment leurs usages s’accompagnent de diverses formes d’expérimentation personnelle et d’apprentissage et reconfigurent le « travail du patient », en le déliant en partie de certaines contraintes sociale, matérielle, spatiale, corporelle et cognitive. Parce que ces dispositifs permettent de produire et de représenter selon des temporalités diverses des données concernant la glycémie, les patients peuvent développer de nouvelles modalités d’interprétation de leurs symptômes et anticiper l’évolution à court terme de leur glycémie différemment. D’autres formes de réflexivité et de connaissance de soi émergent ainsi à la faveur des transformations de la temporalité de l’expérience quotidienne de la maladie et peuvent conduire à des adaptations du traitement et à la réduction de certaines craintes associées à la pathologie.