Conditions d’accès et production de connaissances organisationnelles

Le propos de cet article est de s’interroger sur la manière dont les conditions d’accès aux organisations conditionnent très largement les connaissances que le sociologue est à même de produire sur leur fonctionnement quotidien. Centrales sont ici les questions du rapport que le sociologue est à mêm...

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書誌詳細
第一著者: Bourrier, Mathilde
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2017
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RAC_037_0521
record_format cairn
language Français
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1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic accès au terrain
Organisation Mondiale de la Santé
production de savoir organisationnel
santé globale
sociologie des organisations
accessing organizations
Global Health
Organizational Knowledge production
Sociology of Organizations
World Health Organization
spellingShingle accès au terrain
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Bourrier, Mathilde
Conditions d’accès et production de connaissances organisationnelles
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Organisation Mondiale de la Santé
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Global Health
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Sociology of Organizations
World Health Organization
description Le propos de cet article est de s’interroger sur la manière dont les conditions d’accès aux organisations conditionnent très largement les connaissances que le sociologue est à même de produire sur leur fonctionnement quotidien. Centrales sont ici les questions du rapport que le sociologue est à même de construire avec les acteurs de l’organisation dont il cherche à mieux comprendre les modalités d’action. Pour ce faire, dans cet article je reviens sur des éléments qui concernent plusieurs tranches de terrain réalisé au sein de l’Organisation Mondiale de la Santé, principalement mais pas exclusivement dans le cadre d’une enquête plus vaste portant sur l’organisation des dispositifs de réponse aux épidémies en Suisse, au Japon et aux États-Unis. À la faveur d’une lecture renouvelée des carnets d’enquête et des entretiens retranscrits, il apparaît qu’un certain nombre de faits, de prises de position et de confidences recueillies auprès d’informateurs privilégiés ont été souvent mis de côté, minorés voire édulcorés. Troublée par cette découverte, j’ai cherché à comprendre les mécanismes et les modalités de cette marginalisation de certains phénomènes, les effets sur le matériau recueilli et ainsi interroger les conséquences pour les connaissances produites.Pour expliquer ce phénomène de mise à distance de certains matériaux d’enquête, on explorera, dans un premier temps, comment les biais classiques du sociologue des organisations ont pu jouer un rôle. Puis, pour essayer d’éclairer cette tendance on reviendra dans une deuxième partie sur les modalités concrètes d’accès à ce terrain. Cela permettra de replacer les efforts entrepris dans un contexte précis. Enfin, on s’interrogera sur la possibilité même de mener une enquête sociologique dans une organisation qui n’est que marginalement intéressée à la production de connaissances sur son fonctionnement.
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