Le côté « obscur » de la science

Une réflexion riche et diversifiée s’instaure depuis quelques années autour de l’ignorance et de sa production dans les sciences. Les sociologues et les anthropologues ont proposé différentes définitions pour délimiter ce vaste champ intellectuel et pour démontrer comment les acteurs jouent activeme...

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Autore principale: Anichini, Giulia
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2017
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Une réflexion riche et diversifiée s’instaure depuis quelques années autour de l’ignorance et de sa production dans les sciences. Les sociologues et les anthropologues ont proposé différentes définitions pour délimiter ce vaste champ intellectuel et pour démontrer comment les acteurs jouent activement avec l’incertitude. Cet article se concentre sur un type particulier d’ignorance, à savoir la dissimulation intentionnelle de données, dans le domaine des neurosciences. Les chercheurs observés occultent certains dysfonctionnements techniques et expriment les difficultés à rendre publiques des données discordantes ou contradictoires. La disparition de certaines découvertes considérées comme « non publiables », démontre d’un côté les stratégies que les chercheurs doivent mettre en place pour assurer leur position et, de l’autre côté, l’écart de celles-ci vis-à-vis des idéaux scientifiques de transparence et de mutualisation des connaissances.