Le vote à l'épreuve informatique

Cet article examine la constitution de deux types de savoirs, savoirs de régulation et savoirs pratiques, au sein du ministère de l’Intérieur à l’occasion de l’informatisation du processus électoral. La production de ces deux savoirs renvoie à deux configurations administratives différenciées par le...

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Auteur principal: Baudot, Pierre-Yves
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2014
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article examine la constitution de deux types de savoirs, savoirs de régulation et savoirs pratiques, au sein du ministère de l’Intérieur à l’occasion de l’informatisation du processus électoral. La production de ces deux savoirs renvoie à deux configurations administratives différenciées par le rôle qu’y tient le ministère de l’Intérieur : l’une où il est en position monopolistique dans la production des techniques ; l’autre où il ne peut que s’efforcer de réguler le comportement d’acteurs partiellement autonome de sa tutelle. La position du ministère de l’Intérieur dans le processus d’informatisation de l’acte électoral tient à cette double position de régulateur et d’expert technique. L’usage et la présentation que le Ministère fait de ces savoirs – notamment vis-à-vis de l’étranger – sont très différents. Si les savoirs mis en circulation sont essentiellement pratiques, ils ne disent rien des configurations administratives et politiques que les promoteurs de ces savoirs doivent apprendre à entretenir pour imposer leur expertise. C’est pourtant l’articulation entre savoirs techniques et régulation politique qui permet au ministère de l’Intérieur de préserver sa place dans cette configuration d’action publique.