Repolitisations féministes et queer du cerveau

L’histoire des relations entre biologie et politique féministe est tendue et contradictoire. Cela paraît d’autant plus flagrant aujourd’hui à l’âge d’or des neurosciences qui ramènent les arguments de supériorité masculine, le caractère inéluctable des différences de genre et la prédominance de l’hé...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:Revue d'anthropologie des connaissances | 7,  3 | 3 | 2013-09-06 | p. 667-692
Auteurs principaux: Dussauge, Isabelle, Kaiser, Anelis
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2013
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RAC_020_0667
record_format cairn
spelling cairn-RAC_020_0667RACRevue d'anthropologie des connaissances https://shs.cairn.info/revue-anthropologie-des-connaissances-2013-3-page-667?lang=fr https://doi.org/10.3917/rac.020.0667 Repolitisations féministes et queer du cerveau Dussauge, IsabelleKaiser, Anelis2013 activisme politiquecerveauféminismeneurosciencequeerbrainfeminismneurosciencepolitical activismqueerfre Revue d'anthropologie des connaissances | 7, 3 | 3 | 2013-09-06 | p. 667-692 RAC_02027 L’histoire des relations entre biologie et politique féministe est tendue et contradictoire. Cela paraît d’autant plus flagrant aujourd’hui à l’âge d’or des neurosciences qui ramènent les arguments de supériorité masculine, le caractère inéluctable des différences de genre et la prédominance de l’hétérosexualité à une affaire de cerveau. Dans cet article, nous analysons les points d’intersection propres aux sciences du cerveau et du féminisme. Ces deux champs de recherche entretiennent selon nous des rapports conflictuels mais parfois aussi productifs, y compris dans leurs rapports à l’activisme politique. Ces rapports peuvent être caractérisés en référence à trois directions de recherche principales : des « déstabilisations », des « reconstructions » et des « recontextualisations ». En guise de conclusion, nous terminons par quelques réflexions sur les conditions sociologiques de l’engagement dans une économie politique des neurosciences.[1][1]Traduit de l’anglais par Marc Gagnepain. Pour une brève présentation de l’article et du dossier thématique dans lequel il s’inscrit, nous renvoyons le/la lecteur/trice à l’article introductif de Bovet, Kraus, Panese, Pidoux et Stücklin, « Les neurosciences à l’épreuve de la clinique et des sciences sociales. Regards croisés ».Feminist and queer repoliticizations of the brainThe historical relationship between biology and feminist politics is one of tensions and contradictions. Today, this is especially flagrant in the present golden age of neuroscience, when the older arguments of superiority of masculinity over femininity, the inevitability of sexual difference, and the dominance of heterosexuality, are formulated in terms of the brain. In this paper, we examine the specific entanglements of brain sciences and feminism and detect three main directions of this endeavour. “Destabilizations”, “reconstructions”, and “recontextualizations” are the conflictive but also sometimes productive ways these two very different fields of research and political activism interact with each other, we argue. We conclude this article by thinking about sociological configurations of involvements in the political economy of neuroscience.Repolititaciones feministas y queer del cerebro La relación histórica entre la biología y la política feminista es una marcada por tensiones y contradicciones. Hecho que resulta especialmente notorio estos días, durante la actual Edad de Oro de la neurociencia; cuando los antiguos argumentos sobre la superioridad de la masculinidad por encima de la femineidad, sobre lo inevitable de la diferencia sexual y sobre el dominio de la heterosexualidad, se formulan en términos del cerebro. En el presente documento analizamos los puntos de cruce existentes entre las ciencias del cerebro y el feminismo, identificando tres direcciones principales en este esfuerzo. Argumentamos que las “Desestabilizaciones”, “reconstrucciones” y “recontextualizaciones” son tanto las formas conflictivas como en ciertos casos productivas en las que estos dos campos tan diferentes de análisis (el de la investigación científica y el del activismo político feminista y queer) interactúan entre si. Al final, concluimos reflexionando acerca de configuraciones sociológicas de participación en los quehaceres y discursos de la neurociencia.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic activisme politique
cerveau
féminisme
neuroscience
queer
brain
feminism
neuroscience
political activism
queer
spellingShingle activisme politique
cerveau
féminisme
neuroscience
queer
brain
feminism
neuroscience
political activism
queer
Dussauge, Isabelle
Kaiser, Anelis
Repolitisations féministes et queer du cerveau
topic_facet activisme politique
cerveau
féminisme
neuroscience
queer
brain
feminism
neuroscience
political activism
queer
description L’histoire des relations entre biologie et politique féministe est tendue et contradictoire. Cela paraît d’autant plus flagrant aujourd’hui à l’âge d’or des neurosciences qui ramènent les arguments de supériorité masculine, le caractère inéluctable des différences de genre et la prédominance de l’hétérosexualité à une affaire de cerveau. Dans cet article, nous analysons les points d’intersection propres aux sciences du cerveau et du féminisme. Ces deux champs de recherche entretiennent selon nous des rapports conflictuels mais parfois aussi productifs, y compris dans leurs rapports à l’activisme politique. Ces rapports peuvent être caractérisés en référence à trois directions de recherche principales : des « déstabilisations », des « reconstructions » et des « recontextualisations ». En guise de conclusion, nous terminons par quelques réflexions sur les conditions sociologiques de l’engagement dans une économie politique des neurosciences.[1][1]Traduit de l’anglais par Marc Gagnepain. Pour une brève présentation de l’article et du dossier thématique dans lequel il s’inscrit, nous renvoyons le/la lecteur/trice à l’article introductif de Bovet, Kraus, Panese, Pidoux et Stücklin, « Les neurosciences à l’épreuve de la clinique et des sciences sociales. Regards croisés ».
author Dussauge, Isabelle
Kaiser, Anelis
author_facet Dussauge, Isabelle
Kaiser, Anelis
author_sort Dussauge, Isabelle
title Repolitisations féministes et queer du cerveau
title_short Repolitisations féministes et queer du cerveau
title_full Repolitisations féministes et queer du cerveau
title_fullStr Repolitisations féministes et queer du cerveau
title_full_unstemmed Repolitisations féministes et queer du cerveau
title_sort repolitisations féministes et queer du cerveau
publishDate 2013
container_title Revue d'anthropologie des connaissances | 7
container_issue  3 | 3 | 2013-09-06 | p. 667-692
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-anthropologie-des-connaissances-2013-3-page-667?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rac.020.0667
_version_ 1877246421894168576