Quelle épistémologie pour les neurosciences en psychiatrie ?
L’approche neuroscientifique des troubles mentaux s’appuie presque exclusivement sur une conception objectiviste de la psychiatrie, une conception qui n’accorde de l’importance qu’à ce qui peut être observé (directement ou indirectement) des difficultés du patient, au détriment du « comment » ces di...
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| Dans: | Revue d'anthropologie des connaissances | 7, 3 | 3 | 2013-09-06 | p. 655-666 |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2013
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cairn-RAC_020_0655RACRevue d'anthropologie des connaissances https://shs.cairn.info/revue-anthropologie-des-connaissances-2013-3-page-655?lang=fr https://doi.org/10.3917/rac.020.0655 Quelle épistémologie pour les neurosciences en psychiatrie ? Bovet, PierreParnas, Josef2013 neurosciencesobjectivismeontogenèsephénoménologiepsychiatriesubjectiviténeuroscienceobjectivismontogenesisphenomenologypsychiatrysubjectivityfre Revue d'anthropologie des connaissances | 7, 3 | 3 | 2013-09-06 | p. 655-666 RAC_02026 L’approche neuroscientifique des troubles mentaux s’appuie presque exclusivement sur une conception objectiviste de la psychiatrie, une conception qui n’accorde de l’importance qu’à ce qui peut être observé (directement ou indirectement) des difficultés du patient, au détriment du « comment » ces difficultés sont vécues. Nous suggérons, en prenant pour exemple la schizophrénie et la vulnérabilité à cette pathologie, qu’une épistémologie qui prenne en considération la structure de la subjectivité humaine, et ce que l’on sait de son ontogenèse chez le petit enfant, peut être plus fructueuse.1Which epistemology for psychiatric neurosciences?The neuroscientific approach of mental disorders bases itself almost exclusively on an objectivist conception of psychiatry, a conception that only grants importance to those difficulties that can be (directly or indirectly) observed, at the expense of how these difficulties are experienced by the patient. By taking schizophrenia and the vulnerability to this pathology as an example, we argue that an epistemology that considers the structure of human subjectivity, and what we know of its ontogenesis during infancy, could be more useful.¿Qué epistemología para las neurociencias en psiquiátría? El enfoque neurocientífico de los trastornos mentales se basa casi exclusivamente en una concepción objetivista de la psiquiatría, una concepción que le da importancia solo a lo que se observa (directa o indirectamente) de las dificultades del paciente, en detrimento al “cómo” se viven estas dificultades. Sugerimos, basandonos en el ejemplo de la esquizofrenia y la vulnerabilidad a esta enfermedad, que una epistemología que tenga en cuenta la estructura de la subjetividad humana, y lo que se sabe acerca de su ontogenia en los niños pequeños, puede ser más fructífera.Cairn free access |
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