Transmissions de la moxibustion et de l'acupuncture en Europe

RésuméÀ la fin du XVIIe siècle, trois agents de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales travaillant à Batavia (Busschof) et à Deshima (Ten Rhijne et Kaempfer) décrivaient pour la première fois la moxibustion et l’acupuncture. C’était le point de départ des transmissions de ces deux remèdes en...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Guilloux, Ronald
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2012
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:RésuméÀ la fin du XVIIe siècle, trois agents de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales travaillant à Batavia (Busschof) et à Deshima (Ten Rhijne et Kaempfer) décrivaient pour la première fois la moxibustion et l’acupuncture. C’était le point de départ des transmissions de ces deux remèdes en Europe. Une analyse comparative fera apparaître des différences de lieux, de périodes, d’acteurs et de pratiques. Mais elle fera aussi et surtout ressortir des similitudes de transmission. Car au-delà des différences, moxibustion et acupuncture furent décrites en territoires autochtones, en zones de contact ; or leurs mises en texte opéraient déjà une première rupture avec les objets et les expériences d’origine. Cette rupture s’élargira avec l’éloignement en Europe. Moxibustion et acupuncture subiront inévitablement les contraintes de filtres théoriques, pratiques, politiques et institutionnels. Nous verrons au final que ces transmissions étaient conditionnées par des processus textuels et matériels de transformation, de réappropriation et de réduction.