Critiquer les sciences et la médecine dans un pays non hégémonique

RésuméLes années 1960 et 1970 correspondent, pour nombre de pays industrialisés, à une période de profonde remise en question du développement scientifique et technique. Les controverses (pesticides, nucléaire, amiante) se multiplient et certains groupes vont jusqu’à prôner une remise en cause radic...

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Hlavní autor: Quet, Mathieu
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2012
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On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:RésuméLes années 1960 et 1970 correspondent, pour nombre de pays industrialisés, à une période de profonde remise en question du développement scientifique et technique. Les controverses (pesticides, nucléaire, amiante) se multiplient et certains groupes vont jusqu’à prôner une remise en cause radicale de la science et de la technologie, au profit de pratiques alternatives considérées comme plus démocratiques. Ces groupes ( Science for the People aux États-Unis, Impascience en France) ont fait l’objet de plusieurs travaux. En revanche, on connaît moins l’histoire de la critique des sciences dans les pays non hégémoniques. Afin d’y remédier, cette étude revient sur les mouvements de critique des sciences en Inde, en insistant sur les mouvements militants impliqués dans la critique de la médecine. Elle permet de mettre au jour certaines spécificités de la critique indienne par rapport aux critiques européenne et étasunienne. Alors que, dans les pays industrialisés, une scission claire a lieu entre la critique positiviste des sciences (d’influence communiste) et la critique radicale (influencée par le militantisme gauchiste), cette distinction est plus nuancée en Inde, où les formes critiques sont souvent entremêlées sur le terrain. Cette complexité est mise en évidence à partir de l’étude du statut attribué aux savoirs autochtones dans la critique de la médecine, en particulier sur la question de l’articulation entre savoirs traditionnels et connaissances technoscientifiques.