La science en réseau

Résumé Les développements technologiques contemporains en matière d’infrastructures numériques permettent d’observer de nouvelles formes de travail, voire de nouvelles catégories de travailleurs, dans les milieux scientifiques. Basé sur une étude ethnographique d’un réseau américain de chercheurs...

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書誌詳細
第一著者: Millerand, Florence
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2012
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Résumé Les développements technologiques contemporains en matière d’infrastructures numériques permettent d’observer de nouvelles formes de travail, voire de nouvelles catégories de travailleurs, dans les milieux scientifiques. Basé sur une étude ethnographique d’un réseau américain de chercheurs en écologie, cet article s’attache au travail des gestionnaires d’information (information managers), « techniciens invisibles » responsables de la gestion des données scientifiques au sein des laboratoires. Il montre comment le développement d’un projet de très grande base de données s’accompagne de processus de mise en visibilité et invisibilité des gestionnaires d’information et de leur travail, et discute des enjeux de la mise en invisibilité des activités de documentation des données en particulier, sur les processus de production des connaissances scientifiques. L’invisibilité des gestionnaires d’information apparaît reliée à un aspect fondamental de leur travail, en l’occurrence un « travail d’articulation » caractérisé par des activités de bricolage, de traduction et d’effacement. Le travail des petites mains de la gestion et de la documentation des données dans les sciences est sans cesse à refaire et à réinventer.