Partition pour mains fantômes

Résumé Cet article explore le travail de la main dans les studios d’animation et s’interroge sur le changement de régime de conception impliqué par le recours à l’ordinateur dans un domaine, le dessin animé, où la main reste l’interface privilégiée du tracé. Dans l’histoire du cinéma, les studios...

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Auteur principal: Grimaud, Emmanuel
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2012
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RAC_015_0083
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language Français
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1/Bibliothèque numérique/Cairn/
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anthropologie
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Grimaud, Emmanuel
Partition pour mains fantômes
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dessin animé
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taylorism
description Résumé Cet article explore le travail de la main dans les studios d’animation et s’interroge sur le changement de régime de conception impliqué par le recours à l’ordinateur dans un domaine, le dessin animé, où la main reste l’interface privilégiée du tracé. Dans l’histoire du cinéma, les studios d’animation se sont très tôt organisés de manière tayloriste, recourant à un très grand nombre de petites mains afin de réaliser les tâches fastidieuses et répétitives du dessin. Au tournant du XXIe siècle, ces studios se sont de nouveau retrouvés à la pointe de la réflexion managériale sur le type d’organisation à adopter, dès lors que l’ordinateur permettait d’automatiser un grand nombre de tâches. En se situant principalement dans les studios de Bombay qui effectuent aujourd’hui des dessins et des animations à la chaîne pour des maisons de production venues du monde entier, l’auteur s’interroge sur la façon dont la « digitalisation » de la main s’est opérée. L’ordinateur a modifié l’organisation traditionnelle de l’activité d’animation et en particulier le partage entre les « petites mains » (celles des animateurs) et la « grande main » (celle du réalisateur), au profit d’un rapport souvent compliqué entre la main et la machine qui n’est jamais réductible à une simple relation de commande.
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