Évolution de la « tradition » dans la réception de l'acupuncture chinoise en france (1860-1980)

Cet article s’intéresse à la réception de la médecine chinoise, et de l’acupuncture en particulier, dans la médecine française, entre 1860 et 1980. Il interroge plus précisément les relations entre l’évolution du sens donné à la « tradition » et l’établissement de l’acupuncture dans notre pays. Au t...

Celý popis

Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Hlavní autor: Guilloux, Ronald
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2011
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:Cet article s’intéresse à la réception de la médecine chinoise, et de l’acupuncture en particulier, dans la médecine française, entre 1860 et 1980. Il interroge plus précisément les relations entre l’évolution du sens donné à la « tradition » et l’établissement de l’acupuncture dans notre pays. Au tournant du XIXe siècle, deux ouvrages majeurs présentent la tradition médicale chinoise à la fois comme une ressource et une perte regrettable. Mais ces publications resteront sans effet. Entre 1930 et 1950, Soulié de Morant introduit une théorie et une pratique de l’acupuncture chinoise, dans l’intention d’« exposer scientifiquement la Tradition antique ». L’acupuncture s’installe en France. À partir des années 1950, le traditionalisme domine peu à peu l’acupuncture française. C’est l’essor de ce que l’on dénomme alors l’« acupuncture traditionnelle ». Ces trois moments de l’histoire de l’acupuncture en France sont étudiés au plan politique et épistémologique dans une perspective d’histoire transnationale : la médecine traditionnelle chinoise est le produit d’une traditionalisation – un processus moderne d’invention de la tradition – impliquant des rapports de savoir et de pouvoir entre la Chine et l’Occident.