Le vécu des soignants lors de la réponse à la violence
La psychiatrie est confrontée à l’expression de différentes formes de violence, notamment celle qui est liée aux structures psychopathologiques. Elle témoigne de l’incapacité du sujet à transformer autrement ses vécus internes. Dans le quotidien, les équipes soignantes éprouvent un sentiment d’inséc...
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| Опубликовано: |
2014
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cairn-PSM_144_0021PSMPratiques en santé mentale https://shs.cairn.info/revue-pratique-en-sante-mentale-2014-4-page-21?lang=fr https://doi.org/10.3917/psm.144.0021 Le vécu des soignants lors de la réponse à la violence Chazalet, NathaliePerrin-Niquet, Annick2014 Cadre thérapeutiqueCapacité de rêverieHoldingIdentification projectiveViolencefre Pratiques en santé mentale | 60e aée | 4 | 2014-12-01 | p. 21-24 | 1286-1286 PSM_14458 La psychiatrie est confrontée à l’expression de différentes formes de violence, notamment celle qui est liée aux structures psychopathologiques. Elle témoigne de l’incapacité du sujet à transformer autrement ses vécus internes. Dans le quotidien, les équipes soignantes éprouvent un sentiment d’insécurité lié à la dangerosité potentielle des patients.Le vécu du soignant lors de la réponse à la violence est complexe et multiforme. Il peut être pris dans une interaction où la violence fait emprise et l’entraîne dans différentes réponses dans un mécanisme d’identification projective. A l’inverse, le soignant peut avoir une fonction de contenance par sa « capacité de rêverie », sa capacité à mettre le soin et le cadre comme tiers dans la relation, sa capacité à « mettre du jeu » dans le sens de mettre de l’espace, du décalage ou encore de la créativité, de la souplesse, et surtout de la parole.L’enjeu des réponses soignantes sera aussi de prévenir ces situations en créant un cadre de soins contenant. Il s’agira d’abord de repérer, identifier et prendre en considération les signes avant-coureurs, puis de mettre en place un certain nombre d’enveloppes autour du malade : une ambiance calme et rassurante dans l’unité, un groupe de professionnels qui fait équipe et qui incarne le cadre thérapeutique, des projets et des activités de soins définis.Cairn free access |
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La psychiatrie est confrontée à l’expression de différentes formes de violence, notamment celle qui est liée aux structures psychopathologiques. Elle témoigne de l’incapacité du sujet à transformer autrement ses vécus internes. Dans le quotidien, les équipes soignantes éprouvent un sentiment d’insécurité lié à la dangerosité potentielle des patients.Le vécu du soignant lors de la réponse à la violence est complexe et multiforme. Il peut être pris dans une interaction où la violence fait emprise et l’entraîne dans différentes réponses dans un mécanisme d’identification projective. A l’inverse, le soignant peut avoir une fonction de contenance par sa « capacité de rêverie », sa capacité à mettre le soin et le cadre comme tiers dans la relation, sa capacité à « mettre du jeu » dans le sens de mettre de l’espace, du décalage ou encore de la créativité, de la souplesse, et surtout de la parole.L’enjeu des réponses soignantes sera aussi de prévenir ces situations en créant un cadre de soins contenant. Il s’agira d’abord de repérer, identifier et prendre en considération les signes avant-coureurs, puis de mettre en place un certain nombre d’enveloppes autour du malade : une ambiance calme et rassurante dans l’unité, un groupe de professionnels qui fait équipe et qui incarne le cadre thérapeutique, des projets et des activités de soins définis. |
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