Harlem

L’auteur analyse les conséquences, pour les Noirs et Mulâtres à Sao Paulo, de l’immigration blanche à la ville après l’abolition de l’esclavage en 1889 ; leur réaction face à la présence et à l’influence de ces immigrants, et les rapports entre les deux races.De 1827 à 1885, l’immigration avait été...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Romero, Juan
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 1967
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-PRESA_061_0138PRESAPrésence Africaine https://shs.cairn.info/revue-presence-africaine-1967-1-page-138?lang=en https://doi.org/10.3917/presa.061.0138 Harlem Romero, Juan1967 fre Présence Africaine | 61 | 1 | 1967-03-01 | p. 138-140 | 0032-7638 PRESA_06145 L’auteur analyse les conséquences, pour les Noirs et Mulâtres à Sao Paulo, de l’immigration blanche à la ville après l’abolition de l’esclavage en 1889 ; leur réaction face à la présence et à l’influence de ces immigrants, et les rapports entre les deux races.De 1827 à 1885, l’immigration avait été freinée du fait du travail des esclaves, mais la création de centres urbains favorisa les immigrants plutôt que les Noirs. Les esclaves libérés ne trouvèrent pas à s’employer à Sao Paulo dans le secteur public, pas plus que dans l’artisanat ou le petit commerce.De 1885 à 1930, leur position empire encore, le Noir n’ayant aucune possibilité d’apprendre à vivre comme un homme libre ou dans l’économie urbaine.Son inadaptation était devenue chronique et il vivait en marge de la société faisant les travaux les plus bas pour les plus bas salaires. A partir de 1935, sa situation s’améliora, et il commença à trouver du travail dans l’industrie, le secteur public et partout où auparavant on ne l’acceptait pas.Avant l’abolition de l’esclavage, la présence des émigrants (protégés par contrat) avait incité les Noirs à revendiquer un statut similaire à celui de ces blancs étrangers. Ils n’éprouvaient néanmoins aucune haine sociale ou de classe à leur encontre. Mais l’abolition de l’esclavage ne parvint pas à abolir les inégalités de l’ancien régime. Les émigrants prospéraient, et l’attitude des Noirs à leur égard changea. Ils n’étaient plus les « compagnons d’infortune » de jadis, les Noirs commençaient à les trouver « snobs ».De 1927 à 1948, les Noirs et les Mulâtres organisèrent des mouvements de revendication. En 1931, ils rédigèrent un « Manifeste des Brésiliens de couleur ». Avec l’expansion économique, un « nouveau » Noir naissait, avec une autre mentalité, et d’autres aspirations. Il tendait à ne plus juger les blancs seulement selon le critère de la couleur, mais plutôt sur celui de classe.Pendant ce temps, les immigrants n’avaient fait que tâcher de s’ajuster au type de relations inter-raciales qui existaient au Brésil. Leurs débuts avaient été modestes, et leur attitude envers les Noirs changeait à mesure qu’ils gravissaient des échelons dans la société. Mais on ne peut les accuser d’avoir « introduit » le préjugé racial et la discrimination dons la ville de Sao Paulo.Cairn restricted access
language Français
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description L’auteur analyse les conséquences, pour les Noirs et Mulâtres à Sao Paulo, de l’immigration blanche à la ville après l’abolition de l’esclavage en 1889 ; leur réaction face à la présence et à l’influence de ces immigrants, et les rapports entre les deux races.De 1827 à 1885, l’immigration avait été freinée du fait du travail des esclaves, mais la création de centres urbains favorisa les immigrants plutôt que les Noirs. Les esclaves libérés ne trouvèrent pas à s’employer à Sao Paulo dans le secteur public, pas plus que dans l’artisanat ou le petit commerce.De 1885 à 1930, leur position empire encore, le Noir n’ayant aucune possibilité d’apprendre à vivre comme un homme libre ou dans l’économie urbaine.Son inadaptation était devenue chronique et il vivait en marge de la société faisant les travaux les plus bas pour les plus bas salaires. A partir de 1935, sa situation s’améliora, et il commença à trouver du travail dans l’industrie, le secteur public et partout où auparavant on ne l’acceptait pas.Avant l’abolition de l’esclavage, la présence des émigrants (protégés par contrat) avait incité les Noirs à revendiquer un statut similaire à celui de ces blancs étrangers. Ils n’éprouvaient néanmoins aucune haine sociale ou de classe à leur encontre. Mais l’abolition de l’esclavage ne parvint pas à abolir les inégalités de l’ancien régime. Les émigrants prospéraient, et l’attitude des Noirs à leur égard changea. Ils n’étaient plus les « compagnons d’infortune » de jadis, les Noirs commençaient à les trouver « snobs ».De 1927 à 1948, les Noirs et les Mulâtres organisèrent des mouvements de revendication. En 1931, ils rédigèrent un « Manifeste des Brésiliens de couleur ». Avec l’expansion économique, un « nouveau » Noir naissait, avec une autre mentalité, et d’autres aspirations. Il tendait à ne plus juger les blancs seulement selon le critère de la couleur, mais plutôt sur celui de classe.Pendant ce temps, les immigrants n’avaient fait que tâcher de s’ajuster au type de relations inter-raciales qui existaient au Brésil. Leurs débuts avaient été modestes, et leur attitude envers les Noirs changeait à mesure qu’ils gravissaient des échelons dans la société. Mais on ne peut les accuser d’avoir « introduit » le préjugé racial et la discrimination dons la ville de Sao Paulo.
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