Un « modèle Biden » ? L’influence du vice-président au sein de l’administration Obama
La vice-présidence singulière de Richard Cheney (sous George W. Bush, 2001-2009) a soulevé maintes inquiétudes quant à l’émergence d’une « vice-présidence impériale », d’autant plus que les candidats à la présidence n’ont pas toujours de l’expérience en politique fédérale et que les précédents établ...
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2018
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cairn-POLAM_030_0105POLAMPolitique américaine https://shs.cairn.info/revue-politique-americaine-2018-1-page-105?lang=fr https://doi.org/10.3917/polam.030.0105 Un « modèle Biden » ? L’influence du vice-président au sein de l’administration Obama Prémont, Karine2018 fre Politique américaine | 30 | 1 | 2018-02-27 | p. 105-136 | 1771-8848 POLAM_03060 La vice-présidence singulière de Richard Cheney (sous George W. Bush, 2001-2009) a soulevé maintes inquiétudes quant à l’émergence d’une « vice-présidence impériale », d’autant plus que les candidats à la présidence n’ont pas toujours de l’expérience en politique fédérale et que les précédents établis par les vice-présidents sont habituellement permanents. Cependant, le choix de Joe Biden par Barack Obama, en 2008, a rassuré ceux qui craignaient les excès de la vice-présidence, en particulier parce que le colistier a affirmé d’emblée qu’il tenterait de ressembler davantage à Lyndon B. Johnson (vice-président de John F. Kennedy, 1961-1963) et à Walter Mondale (vice-président de Jimmy Carter, 1977-1981) qu’à Cheney. En dressant le bilan de la vice-présidence de Biden, le but de cet article est double : d’abord, démontrer que son rôle a largement dépassé celui de Johnson, mais également le cadre fixé par Mondale et le modèle créé par Cheney ; ensuite, identifier les caractéristiques propres à la vice-présidence de Biden et, par le fait même, définir le « modèle Biden ».The peculiar vice presidency of Richard Cheney (under George W. Bush, 2001-2009) raised concerns about the emergence of an “imperial vice presidency”, especially as the presidential candidates do not always have experience in federal politics, and as the precedents established by the vice presidents are usually permanent. However, the selection of Joe Biden by Barack Obama, in 2008, reassured those who feared the excesses of the vice presidency, in large part because the running-mate said from the start that he would try to be more like Lyndon B. Johnson (John F. Kennedy’s vice president, 1961-1963) and Walter Mondale (Jimmy Carter’s vice president, 1977-1981) than Cheney. Taking stock of the Biden’s vice presidency, the goal of this paper is twofold : first, to show that his role has far exceeded that of Johnson, but also the framework set by Mondale and even the model created by Cheney ; then, to identify the specific features of Biden’s vice presidency and therefore, to define the ‘Biden model’.Cairn free access |
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La vice-présidence singulière de Richard Cheney (sous George W. Bush, 2001-2009) a soulevé maintes inquiétudes quant à l’émergence d’une « vice-présidence impériale », d’autant plus que les candidats à la présidence n’ont pas toujours de l’expérience en politique fédérale et que les précédents établis par les vice-présidents sont habituellement permanents. Cependant, le choix de Joe Biden par Barack Obama, en 2008, a rassuré ceux qui craignaient les excès de la vice-présidence, en particulier parce que le colistier a affirmé d’emblée qu’il tenterait de ressembler davantage à Lyndon B. Johnson (vice-président de John F. Kennedy, 1961-1963) et à Walter Mondale (vice-président de Jimmy Carter, 1977-1981) qu’à Cheney. En dressant le bilan de la vice-présidence de Biden, le but de cet article est double : d’abord, démontrer que son rôle a largement dépassé celui de Johnson, mais également le cadre fixé par Mondale et le modèle créé par Cheney ; ensuite, identifier les caractéristiques propres à la vice-présidence de Biden et, par le fait même, définir le « modèle Biden ». |
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