Protéger la nature ? Oui, mais laquelle ?

RésuméLa principale conséquence de la guerre en Ukraine réside dans les pertes de vies humaines et la crise humanitaire associée à la multitude de personnes assiégées et déplacées. Elle est cependant aussi lourde de conséquences économiques multiples.Avant que la guerre n’éclate, on anticipait un re...

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Bibliografiska uppgifter
Huvudupphovsman: Lévêque, Christian
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: 2018
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-PES_367_0013
record_format cairn
spelling cairn-PES_367_0013PESPaysans & société https://shs.cairn.info/revue-paysan-et-societe-2018-1-page-13?lang=fr https://doi.org/10.3917/pes.367.0013 Protéger la nature ? Oui, mais laquelle ? Lévêque, Christian2018 fre Paysans & société | 367 | 1 | 2018-01-05 | p. 13-21 | 2114-6497 PES_36782 RésuméLa principale conséquence de la guerre en Ukraine réside dans les pertes de vies humaines et la crise humanitaire associée à la multitude de personnes assiégées et déplacées. Elle est cependant aussi lourde de conséquences économiques multiples.Avant que la guerre n’éclate, on anticipait un retour à la normale de la plupart des principales variables macroéconomiques mondiales en 2022-23, après la pandémie de COVID-19. Selon les projections, la croissance mondiale devait renouer en 2023 avec des taux similaires à ceux observés immédiatement avant la pandémie. On tablait sur un retour au plein emploi dans la plupart des économies de l’OCDE d’ici à 2023, ainsi que sur une convergence de l’inflation vers des niveaux proches des objectifs visés par les autorités, quoique à un horizon plus éloigné et à partir de niveaux plus élevés que ceux précédemment anticipés dans la plupart des pays. On s’attendait également à une normalisation des politiques macroéconomiques, l’orientation exceptionnellement accommodante de la politique monétaire étant progressivement réduite et les mesures budgétaires d’urgence, adoptées pour faire face à la pandémie, étant démantelées peu à peu.Bien que la Russie et l’Ukraine aient un poids relativement modeste en termes de production, ce sont de gros producteurs et exportateurs de produits alimentaires, de minerais et de produits énergétiques essentiels. La guerre a déjà provoqué des chocs économiques et financiers d’une ampleur considérable, en particulier sur les marchés de matières premières, où les prix du pétrole, du gaz et du blé ont grimpé en flèche.Les variations des prix des matières premières et les fluctuations des marchés financiers observées depuis l’éclatement de la guerre pourraient se traduire, si elles s’inscrivaient dans la durée, par une réduction de la croissance du PIB mondial de plus de 1 point de pourcentage la première année, accompagnée d’une grave récession en Russie, et par une hausse de l’inflation mondiale mesurée par les prix à la consommation de 2½ points de pourcentage environ.Des mesures de soutien budgétaire judicieusement conçues et bien ciblées pourraient réduire l’effet négatif induit sur la croissance, tout en n’entraînant qu’un surcroît limité d’inflation. Dans certains pays, il est possible de les financer par la taxation des profits exceptionnels.Face à un nouveau choc négatif d’une durée et d’une ampleur incertaines, le principal objectif des autorités monétaires devrait rester de veiller à ce que les anticipations d’inflation restent bien ancrées. La plupart des banques centrales devraient maintenir leur cap d’avant la guerre, hormis dans les économies les plus durement touchées, où une pause pourrait s’avérer nécessaire pour évaluer pleinement les conséquences de la crise.À court terme, de nombreux gouvernements vont devoir amortir l’impact du renchérissement de l’énergie, diversifier leurs sources d’énergie et réaliser des gains d’efficacité énergétique dans toute la mesure du possible. S’agissant des produits alimentaires, une augmentation de la production dans les pays de l’OCDE, une absence de réaction protectionniste et un soutien multilatéral en logistique aideront les pays les plus affectés par les perturbations des approvisionnements en provenance de la Russie et de l’Ukraine.La guerre a souligné l’importance de réduire au minimum la dépendance à l’égard de la Russie pour certaines importations essentielles. Les responsables politiques doivent reconsidérer la pertinence de l’organisation du marché dans l’objectif d’assurer la sécurité énergétique et mettre en place des incitations pour faciliter la transition vers une économie verte à travers un soutien public.Cairn free access
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description RésuméLa principale conséquence de la guerre en Ukraine réside dans les pertes de vies humaines et la crise humanitaire associée à la multitude de personnes assiégées et déplacées. Elle est cependant aussi lourde de conséquences économiques multiples.Avant que la guerre n’éclate, on anticipait un retour à la normale de la plupart des principales variables macroéconomiques mondiales en 2022-23, après la pandémie de COVID-19. Selon les projections, la croissance mondiale devait renouer en 2023 avec des taux similaires à ceux observés immédiatement avant la pandémie. On tablait sur un retour au plein emploi dans la plupart des économies de l’OCDE d’ici à 2023, ainsi que sur une convergence de l’inflation vers des niveaux proches des objectifs visés par les autorités, quoique à un horizon plus éloigné et à partir de niveaux plus élevés que ceux précédemment anticipés dans la plupart des pays. On s’attendait également à une normalisation des politiques macroéconomiques, l’orientation exceptionnellement accommodante de la politique monétaire étant progressivement réduite et les mesures budgétaires d’urgence, adoptées pour faire face à la pandémie, étant démantelées peu à peu.Bien que la Russie et l’Ukraine aient un poids relativement modeste en termes de production, ce sont de gros producteurs et exportateurs de produits alimentaires, de minerais et de produits énergétiques essentiels. La guerre a déjà provoqué des chocs économiques et financiers d’une ampleur considérable, en particulier sur les marchés de matières premières, où les prix du pétrole, du gaz et du blé ont grimpé en flèche.Les variations des prix des matières premières et les fluctuations des marchés financiers observées depuis l’éclatement de la guerre pourraient se traduire, si elles s’inscrivaient dans la durée, par une réduction de la croissance du PIB mondial de plus de 1 point de pourcentage la première année, accompagnée d’une grave récession en Russie, et par une hausse de l’inflation mondiale mesurée par les prix à la consommation de 2½ points de pourcentage environ.Des mesures de soutien budgétaire judicieusement conçues et bien ciblées pourraient réduire l’effet négatif induit sur la croissance, tout en n’entraînant qu’un surcroît limité d’inflation. Dans certains pays, il est possible de les financer par la taxation des profits exceptionnels.Face à un nouveau choc négatif d’une durée et d’une ampleur incertaines, le principal objectif des autorités monétaires devrait rester de veiller à ce que les anticipations d’inflation restent bien ancrées. La plupart des banques centrales devraient maintenir leur cap d’avant la guerre, hormis dans les économies les plus durement touchées, où une pause pourrait s’avérer nécessaire pour évaluer pleinement les conséquences de la crise.À court terme, de nombreux gouvernements vont devoir amortir l’impact du renchérissement de l’énergie, diversifier leurs sources d’énergie et réaliser des gains d’efficacité énergétique dans toute la mesure du possible. S’agissant des produits alimentaires, une augmentation de la production dans les pays de l’OCDE, une absence de réaction protectionniste et un soutien multilatéral en logistique aideront les pays les plus affectés par les perturbations des approvisionnements en provenance de la Russie et de l’Ukraine.La guerre a souligné l’importance de réduire au minimum la dépendance à l’égard de la Russie pour certaines importations essentielles. Les responsables politiques doivent reconsidérer la pertinence de l’organisation du marché dans l’objectif d’assurer la sécurité énergétique et mettre en place des incitations pour faciliter la transition vers une économie verte à travers un soutien public.
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