Paysages : entre anthropologie et clinique
La relation au paysage, ou plus largement à l’environnement, est marquée d’ambivalences. Elle met en question nos notions centrées sur un individu séparé du reste du monde, enclos en lui- même, au sein d’un univers bien délimité avec des frontières ontologiques incontestables. Pour maintes sociétés...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
|---|---|
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2023
|
| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
cairn-PCLI_054_0021 |
|---|---|
| record_format |
cairn |
| spelling |
cairn-PCLI_054_0021PCLIPsychologie Clinique https://shs.cairn.info/revue-psychologie-clinique-2022-2-page-21?lang=fr https://doi.org/10.1051/psyc/202254021 Paysages : entre anthropologie et clinique Le Breton, David2023 anthropologiecliniqueenvironnementpaysagerandonnéeanthropologyclinicalenvironmenthikinglandscapefre Psychologie Clinique | 54 | 2 | 2023-02-21 | p. 21-32 | 1145-1882 PCLI_0548 La relation au paysage, ou plus largement à l’environnement, est marquée d’ambivalences. Elle met en question nos notions centrées sur un individu séparé du reste du monde, enclos en lui- même, au sein d’un univers bien délimité avec des frontières ontologiques incontestables. Pour maintes sociétés humaines l’environnement est une enveloppe vivante dotée d’éléments différents mais sans rupture ontologique entre les uns et les autres. H. Searles a poussé le plus loin l’étude de ce qu’il nomme « l’environnement non humain ». L’espace potentiel que délivrent les significations et les valeurs communes induit un sentiment de familiarité, de reconnaissance mutuelle entre le sujet le monde. Certes, à tout moment l’accord peut être rompu par un mauvais coucheur, un malentendu, un faux mouvement, un fantasme, mais globalement, pour reprendre Winnicott, le monde quand il est enveloppé de sens et de valeurs fonctionne comme une « mère suffisamment bonne ».The relationship to the landscape, or more broadly to the environment, is marked by ambivalence. It calls into question our notions centered on an individual separated from the rest of the world, enclosed in himself, within a well-defined universe with unquestionable ontological boundaries. For many human societies, the environment is a living envelope endowed with different elements but without ontological rupture between one and the other. H. Searles works on what he calls the “non-human environment.” The potential space emanates common meanings and values, induces a feeling of familiarity, of mutual recognition between the subject and the world. Admittedly, at any time the agreement can be broken by a misunderstanding, a false movement, a fantasy, but overall, to take Winnicott back, the world when it is wrapped in meaning and values works as a “good enough mother.”Cairn restricted access |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/Cairn/ |
| topic |
anthropologie clinique environnement paysage randonnée anthropology clinical environment hiking landscape |
| spellingShingle |
anthropologie clinique environnement paysage randonnée anthropology clinical environment hiking landscape Le Breton, David Paysages : entre anthropologie et clinique |
| topic_facet |
anthropologie clinique environnement paysage randonnée anthropology clinical environment hiking landscape |
| description |
La relation au paysage, ou plus largement à l’environnement, est marquée d’ambivalences. Elle met en question nos notions centrées sur un individu séparé du reste du monde, enclos en lui- même, au sein d’un univers bien délimité avec des frontières ontologiques incontestables. Pour maintes sociétés humaines l’environnement est une enveloppe vivante dotée d’éléments différents mais sans rupture ontologique entre les uns et les autres. H. Searles a poussé le plus loin l’étude de ce qu’il nomme « l’environnement non humain ». L’espace potentiel que délivrent les significations et les valeurs communes induit un sentiment de familiarité, de reconnaissance mutuelle entre le sujet le monde. Certes, à tout moment l’accord peut être rompu par un mauvais coucheur, un malentendu, un faux mouvement, un fantasme, mais globalement, pour reprendre Winnicott, le monde quand il est enveloppé de sens et de valeurs fonctionne comme une « mère suffisamment bonne ». |
| author |
Le Breton, David |
| author_facet |
Le Breton, David |
| author_sort |
Le Breton, David |
| title |
Paysages : entre anthropologie et clinique |
| title_short |
Paysages : entre anthropologie et clinique |
| title_full |
Paysages : entre anthropologie et clinique |
| title_fullStr |
Paysages : entre anthropologie et clinique |
| title_full_unstemmed |
Paysages : entre anthropologie et clinique |
| title_sort |
paysages : entre anthropologie et clinique |
| publishDate |
2023 |
| container_title |
|
| container_issue |
|
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-psychologie-clinique-2022-2-page-21?lang=fr https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.1051/psyc/202254021 |
| _version_ |
1877246310990479360 |