De la culture écrite à l'illettrisme

Aujourd’hui les durées d’études ne cessent de s’allonger et la détention d’un diplôme est de plus en plus souvent exigée pour accéder au marché du travail. Dans ce contexte socioéconomique, les situations d’illettrisme sont appréhendées comme un « problème » majeur pour la société qu’il faut impérat...

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書誌詳細
第一著者: Filhon, Alexandra
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2014
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-LS_149_0105
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spelling cairn-LS_149_0105LSLangage et société https://shs.cairn.info/revue-langage-et-societe-2014-3-page-105?lang=fr https://doi.org/10.3917/ls.149.0105 De la culture écrite à l'illettrisme Filhon, Alexandra2014 culture écritedomination socialeécoleenquête Information et vie quotidienne (IVQ)illettrismemesuredes compétencesilliteracyInformation et vie quotidienne (IVQ) surveymeasuringskillssocial dominationwritten culturefre Langage et société | 149 | 3 | 2014-07-29 | p. 105-125 | 0181-4095 LS_14935 Aujourd’hui les durées d’études ne cessent de s’allonger et la détention d’un diplôme est de plus en plus souvent exigée pour accéder au marché du travail. Dans ce contexte socioéconomique, les situations d’illettrisme sont appréhendées comme un « problème » majeur pour la société qu’il faut impérativement évaluer pour mieux y remédier. Partant de ce constat, cet article vise à montrer que la mesure de cette situation sociale ne peut être perçue comme le miroir de la réalité sociale. Derrière la construction d’une catégorie statistique réside des rapports à l’écrit divers et surtout un vécu qui ne peut être saisi uniquement en termes de difficultés, de manques ou d’incapacités. Loin d’être dépourvus de ressources sociales et de capacités de mobilisation, les personnes évaluées en difficulté en français ne se vivent pas nécessairement comme des « illettrés » malgré les discours normatifs véhiculés. From written culture to illiteracy Periods of study have never been longer, and holding a qualification never more essential to gaining a place on the job market. This socio-economic context has made situations of illiteracy appear as a major “problem” for society, requiring urgent assessment and remedial action. This article seeks to show that the scale of this social situation cannot be taken as a reflection of social reality. The statistical category is a construct concealing various ways of relating to writing; and above all personal experiences cannot be assessed uniquely in terms of difficulties, shortcomings, and lack of skills. Despite the ambient normative discourse, people assessed as having difficulties in French do not necessarily consider themselvs as “illiterate,” and thus deprived of social resources and the ability to mobilize.Cairn free access
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description Aujourd’hui les durées d’études ne cessent de s’allonger et la détention d’un diplôme est de plus en plus souvent exigée pour accéder au marché du travail. Dans ce contexte socioéconomique, les situations d’illettrisme sont appréhendées comme un « problème » majeur pour la société qu’il faut impérativement évaluer pour mieux y remédier. Partant de ce constat, cet article vise à montrer que la mesure de cette situation sociale ne peut être perçue comme le miroir de la réalité sociale. Derrière la construction d’une catégorie statistique réside des rapports à l’écrit divers et surtout un vécu qui ne peut être saisi uniquement en termes de difficultés, de manques ou d’incapacités. Loin d’être dépourvus de ressources sociales et de capacités de mobilisation, les personnes évaluées en difficulté en français ne se vivent pas nécessairement comme des « illettrés » malgré les discours normatifs véhiculés.
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