François JARRIGE.- Au temps des « tueuses de bras ». Les bris de machines à l'aube de l'ère industrielle (1780-1860). Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009, 370 pages. « Carnot »

RésuméFondé par le journaliste new-yorkais Samuel Chamberlain en 1884, Le Matin est censé révolutionner la presse d’information française en important les méthodes du journalisme américain. Treize ans plus tard, le journal, qui est devenu une feuille officieuse et un instrument de chantage, doit êt...

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Glavni avtor: Guicheteau, Samuel
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2010
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-LMS_232_0109fLMSLe Mouvement Social https://shs.cairn.info/revue-le-mouvement-social1-2010-3-page-VI?lang=fr https://doi.org/10.3917/lms.232.0109f François JARRIGE.- Au temps des « tueuses de bras ». Les bris de machines à l'aube de l'ère industrielle (1780-1860). Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009, 370 pages. « Carnot » Guicheteau, Samuel2010 fre Le Mouvement Social | 232 | 3 | 2010-09-16 | p. VI-VI | 0027-2671 LMS_23265 RésuméFondé par le journaliste new-yorkais Samuel Chamberlain en 1884, Le Matin est censé révolutionner la presse d’information française en important les méthodes du journalisme américain. Treize ans plus tard, le journal, qui est devenu une feuille officieuse et un instrument de chantage, doit être vendu suite à son échec commercial. Cet article a pour but d’analyser le rapport entre la dépendance du Matin à l’égard des milieux d’affaires, d’une part, et les liens qu’entretiennent le journal et ses bailleurs de fonds avec le monde politique, d’autre part.Lancé grâce au soutien financier d’un richissime industriel américain, Le Matin, dont la formule semble prometteuse, attire des bailleurs de fonds avant tout mus par l’appât du gain. Le journal, trop peu rentable, déçoit rapidement les premiers actionnaires américains, ce qui permet au journaliste Alfred Edwards d’en prendre le contrôle. Ce dernier, de plus en plus confronté à des difficultés financières, transforme Le Matin en une feuille de chantage au service de ses intérêts personnels. Les relations qu’Edwards entretient avec le monde politique sont ainsi subordonnées à des impératifs d’ordre économique.Founded in 1884 by a New York journalist, Samuel Chamberlain, Le Matin was supposed to radically change the French press by introducing it to American methods of journalism. However, thirteen years later, the newspaper had become a tool of blackmail and corruption, and was sold due to commercial failure. This article analyses the links between Le Matin’s dependence on the business world, on the one hand, and the relation between its backers and the political world, on the other. Launched with the financial support of an extremely wealthy American businessman, Le Matin, which seemed to promise success, drew investors who were most interested in earning money. The paper, which was not profitable enough, quickly disappointed its American shareholders. Their dissatisfaction allowed the journalist Alfred Edwards to take the helm of Le Matin. Increasingly confronted with financial difficulties, Edwards transformed the paper into an instrument of blackmail against enemies of its financial supporters. In this way, the relations Edwards maintained with the political world became subordinate to the paper’s economic imperatives.Cairn free access
language Français
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author Guicheteau, Samuel
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François JARRIGE.- Au temps des « tueuses de bras ». Les bris de machines à l'aube de l'ère industrielle (1780-1860). Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009, 370 pages. « Carnot »
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