La « Marche de la Constitution et de la Liberté » (19 septembre 1945) : une certaine idée de « l'Argentine authentique »

A partir de 1945, alors que la situation internationale se retourne en faveur des forces alliées, les militaires, au pouvoir depuis 1943 en Argentine, voient leur légitimité contestée par une opposition « démocratique », composée essentiellement des partis traditionnels, des associations civiles...

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Κύριος συγγραφέας: González Alemán, Marianne
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2003
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-LMS_202_0113LMSLe Mouvement Social https://shs.cairn.info/revue-le-mouvement-social1-2003-1-page-113?lang=fr https://doi.org/10.3917/lms.202.0113 La « Marche de la Constitution et de la Liberté » (19 septembre 1945) : une certaine idée de « l'Argentine authentique » González Alemán, Marianne2003 fre Le Mouvement Social | 202 | 1 | 2003-01-01 | p. 113-131 | 0027-2671 LMS_20284 A partir de 1945, alors que la situation internationale se retourne en faveur des forces alliées, les militaires, au pouvoir depuis 1943 en Argentine, voient leur légitimité contestée par une opposition « démocratique », composée essentiellement des partis traditionnels, des associations civiles antifascistes et de l’Université. Dès le mois de mai 1945, cette coalition antigouvernementale prend l’initiative de descendre massivement dans la rue pour exprimer sur l’espace public physique de la Capitale son attachement aux valeurs de la « Constitution » et de la « Liberté ». Au mois d’août, l’idée surgit d’organiser une grande mobilisation civique légale destinée à fournir la preuve incontestable que le peuple argentin rejette la dictature « nazie-fasciste ». La « Marche de la Constitution et de la Liberté » doit mettre en scène une fois pour toutes, de façon imposante et unanime, l’isolement du régime et de sa figure forte, Juan Domingo Perón.A certain idea of true Argentina : the march of September 19th, 1945. Beginning in 1945, at a moment when the international consensus has turned in favor of the allied forces, the Argentine military regime, in power since 1943, witness their legitimacy being contested by a democratic opposition, supportive of the Allies, essentially recruited from traditional political parties, antifascist civil associations and the University campus. In May of that same year, members of this anti-governmental coalition decide to take their message to the street, which will express, in a physically public space, their commitment to the values of the Constitution and to the principle of freedom. By August, they have a clear idea that what they must do is organize, within legal parameters, a great civic mobilization, in order to prove the incontestable fact that the people of Argentina, in unison, reject the nazi-fascist dictatorpship. The « Freedom March for the Constitution » created a visual message that exposed, once and for all, impressively and unanimously, the isolation of the regime and of its figurehead, Juan Domingo Perón.Cairn free access
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description A partir de 1945, alors que la situation internationale se retourne en faveur des forces alliées, les militaires, au pouvoir depuis 1943 en Argentine, voient leur légitimité contestée par une opposition « démocratique », composée essentiellement des partis traditionnels, des associations civiles antifascistes et de l’Université. Dès le mois de mai 1945, cette coalition antigouvernementale prend l’initiative de descendre massivement dans la rue pour exprimer sur l’espace public physique de la Capitale son attachement aux valeurs de la « Constitution » et de la « Liberté ». Au mois d’août, l’idée surgit d’organiser une grande mobilisation civique légale destinée à fournir la preuve incontestable que le peuple argentin rejette la dictature « nazie-fasciste ». La « Marche de la Constitution et de la Liberté » doit mettre en scène une fois pour toutes, de façon imposante et unanime, l’isolement du régime et de sa figure forte, Juan Domingo Perón.
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