Michael Hardt et Antonio Negri : empire

— Étant donné que le stoïcisme prône un total détachement à l’égard des êtres qui leur sont chers, l’auteur s’est interrogé sur les fondements de la philanthropie dans le nouveau stoïcisme. La philanthropie stoïcienne trouve en premier lieu sa source dans l’amour de la nature qui s’illustre par un...

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Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Nordmann, Jean-François
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2002
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-LEPH_024_0549LEPHLes Études philosophiques https://shs.cairn.info/revue-les-etudes-philosophiques-2002-4-page-549?lang=fr https://doi.org/10.3917/leph.024.0549 Michael Hardt et Antonio Negri : empire Nordmann, Jean-François2002 fre Les Études philosophiques | 63 | 4 | 2002-12-01 | p. 549-552 | 0014-2166 LEPH_02468 — Étant donné que le stoïcisme prône un total détachement à l’égard des êtres qui leur sont chers, l’auteur s’est interrogé sur les fondements de la philanthropie dans le nouveau stoïcisme. La philanthropie stoïcienne trouve en premier lieu sa source dans l’amour de la nature qui s’illustre par un souci de soi exclusif et une socialité naturelle. Le deuxième fondement découle d’un point de vue théologique. Les hommes sont parents entre eux grâce à la relation qu’ils ont avec Dieu par le logos divin. Le troisième fondement est d’origine politique. L’individu est respecté en tant que partie du tout universel. Il ne s’agit jamais d’un amour de l’autre pour sa bonté personnelle. Cette ambivalence de la philanthropie stoïcienne s’illustre par rapport à l’esclavage et à la gladiature. Les stoïciens ne s’opposent pas à l’esclavage en tant que tel, mais aux entraves de la liberté intérieure. De même, ils ne souhaitent pas l’abolition de la gladiature. L’essentiel est de se vaincre soi-même et de se soumettre à la Fortune selon le sort qu’elle nous a assigné. — The author investigates the foundations of philanthropy in late Stoicism, granted the Stoic sanction of total detachment from the objects of love. Stoic philanthropy is primilarly grounded in a love of nature which expresses itself in an exclusive concern for oneself and a natural sociality. It finds its second source in a theological perspective. Human beings are related because of the relationship that they have with God by the divine logos. Its third source is political in origin. The individual is respected as a part of the universal whole. Love of another for his own goodness never comes into play. As a result, Stoic philosophy appears ambivalent in the case of slaves and gladiators. Stoics are not opposed to slavery as such, but to interference with interior freedom. Likewise, late Stoicicism doesn’t advocate the abolition of the gladiatorial system. Victory over oneself and submission to Fortune and one’s lot are what counts.Cairn free access
language Français
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description — Étant donné que le stoïcisme prône un total détachement à l’égard des êtres qui leur sont chers, l’auteur s’est interrogé sur les fondements de la philanthropie dans le nouveau stoïcisme. La philanthropie stoïcienne trouve en premier lieu sa source dans l’amour de la nature qui s’illustre par un souci de soi exclusif et une socialité naturelle. Le deuxième fondement découle d’un point de vue théologique. Les hommes sont parents entre eux grâce à la relation qu’ils ont avec Dieu par le logos divin. Le troisième fondement est d’origine politique. L’individu est respecté en tant que partie du tout universel. Il ne s’agit jamais d’un amour de l’autre pour sa bonté personnelle. Cette ambivalence de la philanthropie stoïcienne s’illustre par rapport à l’esclavage et à la gladiature. Les stoïciens ne s’opposent pas à l’esclavage en tant que tel, mais aux entraves de la liberté intérieure. De même, ils ne souhaitent pas l’abolition de la gladiature. L’essentiel est de se vaincre soi-même et de se soumettre à la Fortune selon le sort qu’elle nous a assigné.
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