Chapitre 10. La mort, les biens et les hommes dans la pensée juridique des fouqaha

RésuméLe fikh, habituellement traduit par droit musulman, est un ensemble doctrinal élaboré au cours des siècles par des générations de théologiens-juristes qui se sont exprimés sur un certain nombre de questions intéressant la société musulmane pour ordonnancer son organisation et son fonctionnem...

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Auteur principal: Mahieddin, Nahas M.
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2002
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-JIB_133_0121
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language Français
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topic attitude envers la mort
chirurgie
chirurgie plastique
commercialisation du corps humain
Islam
mort
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Mahieddin, Nahas M.
Chapitre 10. La mort, les biens et les hommes dans la pensée juridique des fouqaha
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Islam
mort
transplantation d'organe
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organ transplantation
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surgery
description RésuméLe fikh, habituellement traduit par droit musulman, est un ensemble doctrinal élaboré au cours des siècles par des générations de théologiens-juristes qui se sont exprimés sur un certain nombre de questions intéressant la société musulmane pour ordonnancer son organisation et son fonctionnement à partir des « sources » fondamentales de l’Islam. Parmi les questions traitées dans cette perspective, il y a ceux intéressant l’événement de la mort et il est donc utile de rechercher comment cette question y est traitée.De par la démarche méthodologique ( ‘ilm usûl al-fiqh) suivie par les fouqaha, il apparaît que le juridique et le théologique s’emboîtent l’un à l’autre mais sans pour autant se confondre. Aussi, si l’aspect religieux ne peut être ignoré dans l’étude de la mort telle qu’elle est abordée par les juristes musulmans, il ne constituera pas pour autant l’essentiel de cet exposé sauf pour essayer de montrer comment se fait le passage à l’eschatologique au normatif.Cet ensemble normatif propre au droit musulman montre que la mort, tout en constituant un événement parfois difficile à vivre pour les proches de celui qui disparaît, est appréhendée par les fouqaha comme une situation transitoire à partir de laquelle il y a lieu de continuer à organiser la vie et à déployer à nouveau l’activité des vivants. Si la mort s’impose à l’homme, elle ne doit pas pour autant perturber la vie de la société telle que l’envisage l’ordre voulu par Dieu. Si le profane et le sacré semblent alors se rejoindre à cet autre moment de l’existence du groupe, il n’en demeure pas moins que le fiqh, tout en accordant des droits au mort, ne permet pas à ce dernier de continuer à régir le monde des vivants par des dispositions prises avant le décès.«  Hic locus est ubi mors gaudet succurere vitae »
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