En mathématique

« Le savant n’étudie pas la nature parce que cela est utile ; il l’étudie parce qu’il y prend plaisir et il y prend plaisir parce qu’elle est belle. […] Je ne parle pas ici, bien entendu, de cette beauté qui frappe les sens, de la beauté des qualités et des apparences ; non que j’en fasse fi, loin d...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Ghys, Étienne
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2020
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-INFLE_044_0145
record_format cairn
spelling cairn-INFLE_044_0145INFLEInflexions https://shs.cairn.info/revue-inflexions-2020-2-page-145?lang=fr https://doi.org/10.3917/infle.044.0145 En mathématique Ghys, Étienne2020 fre Inflexions | 44 | 2 | 2020-04-14 | p. 145-149 | 1772-3760 INFLE_04433 « Le savant n’étudie pas la nature parce que cela est utile ; il l’étudie parce qu’il y prend plaisir et il y prend plaisir parce qu’elle est belle. […] Je ne parle pas ici, bien entendu, de cette beauté qui frappe les sens, de la beauté des qualités et des apparences ; non que j’en fasse fi, loin de là, mais elle n’a rien à faire avec la science ; je veux parler de cette beauté plus intime qui vient de l’ordre harmonieux des parties, et qu’une intelligence pure peut saisir. » C’est ainsi que les mathématiciens, souvent considérés comme des calculateurs froids, parlent généralement de leur travail en termes esthétiques, vantant la beauté d’un théorème ou l’élégance d’une preuve.‘The man of science does not study nature because it is useful but because he enjoys it, and he enjoys it because it is beautiful. […] I am not speaking here of the beauty that strikes the senses, the beauty of qualities and appearances ; not that I do not care for them, far from it, but they have nothing to do with science; what I am referring to is the more intimate beauty that comes from the harmonious ordering of the parts in the whole, which, when perceived and understood, offers deep satisfaction to a pure intelligence.’ That is how mathematicians, often considered to be cold and calculating, generally speak of their work in terms of aesthetics, vaunting the beauty of a theorem or the elegance of a proof.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description « Le savant n’étudie pas la nature parce que cela est utile ; il l’étudie parce qu’il y prend plaisir et il y prend plaisir parce qu’elle est belle. […] Je ne parle pas ici, bien entendu, de cette beauté qui frappe les sens, de la beauté des qualités et des apparences ; non que j’en fasse fi, loin de là, mais elle n’a rien à faire avec la science ; je veux parler de cette beauté plus intime qui vient de l’ordre harmonieux des parties, et qu’une intelligence pure peut saisir. » C’est ainsi que les mathématiciens, souvent considérés comme des calculateurs froids, parlent généralement de leur travail en termes esthétiques, vantant la beauté d’un théorème ou l’élégance d’une preuve.
author Ghys, Étienne
spellingShingle Ghys, Étienne
En mathématique
author_facet Ghys, Étienne
author_sort Ghys, Étienne
title En mathématique
title_short En mathématique
title_full En mathématique
title_fullStr En mathématique
title_full_unstemmed En mathématique
title_sort en mathématique
publishDate 2020
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-inflexions-2020-2-page-145?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/infle.044.0145
_version_ 1877246030051803136