Entrer en maison de retraite un voyage aux confins de l'humain ?
Entrer dans une maison de retraite, cela ne veut pas dire sortir de la société. Si l’on y demeure, on y meurt aussi. Y travailler ou même y faire des visites, ce n’est pas anodin. Cela induit des formes généralement inexprimées de contraintes psychiques et sociales. N’ayant souvent pas toute leu...
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|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2005
|
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-GS_112_0049 |
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cairn-GS_112_0049GSGérontologie et société https://shs.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe1-2005-1-page-49?lang=fr https://doi.org/10.3917/gs.112.0049 Entrer en maison de retraite un voyage aux confins de l'humain ? Le Doujet, Dominique2005 fre Gérontologie et société | 28 / 112 | 1 | 2005-03-01 | p. 49-62 | 0151-0193 GS_11214 Entrer dans une maison de retraite, cela ne veut pas dire sortir de la société. Si l’on y demeure, on y meurt aussi. Y travailler ou même y faire des visites, ce n’est pas anodin. Cela induit des formes généralement inexprimées de contraintes psychiques et sociales. N’ayant souvent pas toute leur autonomie psychique, physique ou sociale, les résidents sont pris en charge par des professionnels peu armés pour prendre du recul face aux injonctions implicites liées aux «contaminations psychiques» issues des croyances populaires et des dispositifs d’enfermement ou de mise à l’écart reçus de l’histoire. La dépendance, ou la perte d’autonomie, induit de fait la nécessité de proximité et de contiguïté avec la personne âgée déficiente. Devant faire corps avec elle, l’aidant et le soignant se confrontent au risque d’une contamination possible. Les difficultés physique, psychologique et sociale à faire de l’autre l’immédiat objet de son travail deviennent également des sources de formations réactionnelles d’écarts excluant, en l’absence de possibilité symbolique à la prise de distance. Comment actualiser notre rapport humain à la dépendance et à la fin de vie en résidences de retraite?CROSSING THE THRESHOLD OF A RETIREMENT HOME, A JOURNEY TO THE EDGES OF WHAT IS HUMAN? Crossing the threshold of a retirement home does not mean leaving society behind. If one lives there, one also dies there. Working there or even visiting someone there is not insignificant. This leads to usually unexpressed forms of psychic and social constraints. Residents are seldom psychically, physically and socially self-sufficient and are cared for by professionals who are ill- equipped to deal with the implicit demands related to the “psychic contamination” of popular belief and of historical internment or isolation devices. Dependence or the loss of self-sufficiency means that deficient elderly people must be kept in close proximity. As a result, carers and nurses face the risk of contamination. The physical, psychological and social difficulties of making patients the sole object of their work also become a source of exclusion. How can we update a human approach to dependence and the end of life in a retirement home.Cairn free access |
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Français |
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Entrer dans une maison de retraite, cela ne veut pas dire sortir de la
société. Si l’on y demeure, on y meurt aussi. Y travailler ou même y faire
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toute leur autonomie psychique, physique ou sociale, les résidents sont
pris en charge par des professionnels peu armés pour prendre du recul
face aux injonctions implicites liées aux «contaminations psychiques»
issues des croyances populaires et des dispositifs d’enfermement ou de
mise à l’écart reçus de l’histoire. La dépendance, ou la perte d’autonomie,
induit de fait la nécessité de proximité et de contiguïté avec la personne
âgée déficiente. Devant faire corps avec elle, l’aidant et le soignant se
confrontent au risque d’une contamination possible. Les difficultés
physique, psychologique et sociale à faire de l’autre l’immédiat objet de
son travail deviennent également des sources de formations réactionnelles
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