Données actuelles sur la maladie d’Alzheimer

En 1907, Aloïs Alzheimer examina, après sa mort, le cerveau d’une de ses patientes et découvrit des lésions du cerveau qui nous servent encore, en 1996, à porter le diagnostic. Il les dénomma « plaque sénile » et « dégénérescence neuro-fibrillaire ». La maladie d’Alzheimer était née, et tomba dans l...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Forette, Françoise
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 1996
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-GS_079_0049GSGérontologie et société https://shs.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe1-1996-4-page-49?lang=fr https://doi.org/10.3917/gs.079.0049 Données actuelles sur la maladie d’Alzheimer Forette, Françoise1996 fre Gérontologie et société | 19 /  79 | 4 | 1996-12-01 | p. 49-64 | 0151-0193 https://doi.org/NULL79 En 1907, Aloïs Alzheimer examina, après sa mort, le cerveau d’une de ses patientes et découvrit des lésions du cerveau qui nous servent encore, en 1996, à porter le diagnostic. Il les dénomma « plaque sénile » et « dégénérescence neuro-fibrillaire ». La maladie d’Alzheimer était née, et tomba dans l’oubli. Pour longtemps.Il fallut attendre 1968 pour qu’une remarquable équipe anglaise se penche sur ce problème de la détérioration intellectuelle qui survient avec l’âge. Depuis cette époque, les progrès de la recherche furent constants.Avec l’ensemble des examens neuropsychologiques, cliniques et biologiques, avec les résultats de la neuro-imagerie, nous parvenons à cerner le diagnostic avec une fiabilité, voisine de 90 %.Variable d’un individu à l’autre, la maladie, évolue parfois lentement, parfois assez vite… Aujourd’hui les pistes thérapeutiques les plus étudiées concernent des traitements dits substitutifs, la maladie étant caractérisée par une importante diminution de l’acétylcholine au niveau du cerveau.Premiers produits étudiés : la physostigmine – mais dont la durée de vie très courte lui interdit de devenir pour l’instant un médicament – et la tacrine. Les essais aboutissent à la mise sur le marché de cette dernière en 1993, aux États-Unis et, en 1994, en France.Avant que les progrès attendus de la recherche ne donnent leurs fruits, il est indispensable qu’une volonté politique améliore l’aide apportée aux patients victimes de cette maladie. On peut dire que la prise en charge sociale reste, en France, indigente.Certes, il faut craindre cette maladie et lutter contre elle, mais la maladie d’Alzheimer ne constitue pas la façon la plus commune de vieillir. Que la majorité des personnes vieillissantes écartent de leur esprit l’idée que cette maladie serait inéluctable.After the death of one of his patients in 1907 Aloïs Alzheimer examined her brain and discovered lesions which are still used to establish diagnosis today. He called them senile plaques and neurofibrillary tangles. Alzheimer’s disease was born and long forgotten.It was not until 1968 that a outstanding English team turned its attention to the problem of intellectual deterioration in old age. Since then research has progressed constantly.With all the various neuropsychological, clinical and biological tests, as well as with the results of neuro scanning, it is possible to get a diagnosis which is about 90% sure.The disease varies form one person to another, sometimes evolving slowly, sometimes more rapidly.A significant decrease in the level of acetylocholine in the brain is characteristic of Alzheimer’s disease so today, the most explored therapeutic paths cover substitutive treatment.The first products to be tested were Physostigmine which has not existed long enough to become a medicine and Tacrine which, once tested, was put on the market in the United States in 1993 and in France in 1994.While waiting for research to produce fruitful results it has become essential to take political measures to give more help to patients suffering from the disease.It must be said that the social services in France are sadly lacking in this respect.We must certainly fear and fight Alzheimer’s disease but it is not the most commun way of dying. The majority of elderly people should avoid thinking that they will be unable to escape the disease.Cairn free access
language Français
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