Privilèges, dissidence et séparatisme chez les élites dirigeantes

Cet article s’intéresse au recours au secteur privé dans les prisons françaises à partir de 1987, en le mettant en perspective avec le mouvement de privatisation des structures pénitentiaires dans le monde anglo-saxon. Il avance deux principaux résultats. D’une part, la privatisation recoupe dans le...

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Autor principal: Amicelle, Anthony
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2023
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-GAP_232_0139
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spelling cairn-GAP_232_0139GAPGouvernement et action publique https://shs.cairn.info/revue-gouvernement-et-action-publique-2023-2-page-139?lang=fr https://doi.org/10.3917/gap.232.0139 Privilèges, dissidence et séparatisme chez les élites dirigeantes Amicelle, Anthony2023 fre Gouvernement et action publique | VOL. 12 | 2 | 2023-07-18 | p. 139-147 | 2260-0965 GAP_23223 Cet article s’intéresse au recours au secteur privé dans les prisons françaises à partir de 1987, en le mettant en perspective avec le mouvement de privatisation des structures pénitentiaires dans le monde anglo-saxon. Il avance deux principaux résultats. D’une part, la privatisation recoupe dans le secteur pénitentiaire des sens et des significations variés selon les contextes nationaux. Le modèle français (la gestion déléguée) apparaît alors intermédiaire en comparaison des autres pays étudiés : bien que moins extensive qu’aux États-Unis ou au Royaume-Uni, la gestion déléguée est à présent le modèle de référence de gestion des prisons et concerne une part de la population carcérale bien supérieure à celle de ses voisins européens. D’autre part, la privatisation est loin d’être le synonyme d’une disparition de l’État : l’administration pénitentiaire sous-traite ou délègue plus qu’elle ne se retire totalement. L’État tend à déplacer son champ d’action vers une activité de contractualisation et de contrôle participant à la formalisation et la rationalisation du fonctionnement des prisons déléguées.This article looks at the use of the private sector in French prisons from 1987 onwards, and places it in perspective with the privatization of prison structures in the Anglo-Saxon world. It presents two main results. On the one hand, privatization in the penitentiary sector has different meanings depending on the national context. The French model (outsourced management or “ gestion déléguée”) thus appears to be intermediate in comparison with the other countries studied: although less extensive than in the United States or the United Kingdom, outsourced management is now the model of reference for prison management and concerns a much larger proportion of the prison population than in its European neighbors. On the other hand, privatization does not mean that the state is disappearing: its prison administration subcontracts or outsources more than it withdraws completely. Specifically, the state has tended to shift its field of action towards contractualization and monitoring, thereby participating in the formalization and rationalization of the functioning of privatized prisons.Cairn free access
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description Cet article s’intéresse au recours au secteur privé dans les prisons françaises à partir de 1987, en le mettant en perspective avec le mouvement de privatisation des structures pénitentiaires dans le monde anglo-saxon. Il avance deux principaux résultats. D’une part, la privatisation recoupe dans le secteur pénitentiaire des sens et des significations variés selon les contextes nationaux. Le modèle français (la gestion déléguée) apparaît alors intermédiaire en comparaison des autres pays étudiés : bien que moins extensive qu’aux États-Unis ou au Royaume-Uni, la gestion déléguée est à présent le modèle de référence de gestion des prisons et concerne une part de la population carcérale bien supérieure à celle de ses voisins européens. D’autre part, la privatisation est loin d’être le synonyme d’une disparition de l’État : l’administration pénitentiaire sous-traite ou délègue plus qu’elle ne se retire totalement. L’État tend à déplacer son champ d’action vers une activité de contractualisation et de contrôle participant à la formalisation et la rationalisation du fonctionnement des prisons déléguées.
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