Le jacobinisme : la fin d’une tradition politique ? (2007)
À partir du débat relancé à la fin des années 1980 sur « la fin de l’exception française », l’auteur analyse le jacobinisme non comme un bloc, mais comme une matrice ayant produit trois traditions politiques. La tradition révolutionnaire renvoie à l’éthos des jacobins (intransigeance, incorruptibil...
Saved in:
| Main Authors: | , |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2025
|
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
cairn-EUFOR_400_0359 |
|---|---|
| record_format |
cairn |
| spelling |
cairn-EUFOR_400_0359EUFORL'Europe en Formation https://shs.cairn.info/revue-l-europe-en-formation-2025-1-page-359?lang=fr https://doi.org/10.3917/eufor.400.0359 Le jacobinisme : la fin d’une tradition politique ? (2007) Waechter, MatthiasSchulz, Katrin2025 fre L'Europe en Formation | 400 | 1 | 2025-02-26 | p. 359-366 | 0014-2808 EUFOR_40073 À partir du débat relancé à la fin des années 1980 sur « la fin de l’exception française », l’auteur analyse le jacobinisme non comme un bloc, mais comme une matrice ayant produit trois traditions politiques. La tradition révolutionnaire renvoie à l’éthos des jacobins (intransigeance, incorruptibilité, volonté d’imposer le programme), réactivé au xixe siècle puis par certains courants de gauche contemporains comme ressource de mobilisation. La tradition républicaine et étatiste prolonge l’idéologie d’une République une et indivisible, adossée à la centralisation administrative et à l’État-providence ; elle reste la plus durable, malgré les réformes et la montée de la société civile analysées par Rosanvallon. La tradition laïciste, issue du conflit État/Église, oscille entre neutralité et « religion civique » éducatrice, aujourd’hui ravivée par les débats sur l’islam, l’école et l’égalité. Dans la mondialisation et l’intégration européenne, l’auteur conclut à un déclin du jacobinisme plutôt qu’à sa disparition, car il reste politiquement résilient. Based on the debate that was revived in the late 1980s on “the end of the French exception”, the author analyses Jacobinism not as a monolithic entity, but as a matrix that produced three political traditions. The revolutionary tradition refers to the ethos of the Jacobins (intransigence, incorruptibility, determination to impose their programme), which was revived in the 19th century and then by certain contemporary left-wing movements as a means of mobilisation. The republican and statist tradition extends the ideology of a single and indivisible Republic, backed by administrative centralisation and the welfare state; it remains the most enduring, despite the reforms and the rise of civil society analysed by Rosanvallon. The secularist tradition, born of the conflict between the state and the church, oscillates between neutrality and an educational “civic religion”, revived today by debates on Islam, education, and equality. In the context of globalisation and European integration, the author concludes that Jacobinism is in decline rather than disappearing, as it remains politically resilient. Cairn restricted access |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/Cairn/ |
| description |
À partir du débat relancé à la fin des années 1980 sur « la fin de l’exception française », l’auteur analyse le jacobinisme non comme un bloc, mais comme une matrice ayant produit trois traditions politiques. La tradition révolutionnaire renvoie à l’éthos des jacobins (intransigeance, incorruptibilité, volonté d’imposer le programme), réactivé au xixe siècle puis par certains courants de gauche contemporains comme ressource de mobilisation. La tradition républicaine et étatiste prolonge l’idéologie d’une République une et indivisible, adossée à la centralisation administrative et à l’État-providence ; elle reste la plus durable, malgré les réformes et la montée de la société civile analysées par Rosanvallon. La tradition laïciste, issue du conflit État/Église, oscille entre neutralité et « religion civique » éducatrice, aujourd’hui ravivée par les débats sur l’islam, l’école et l’égalité. Dans la mondialisation et l’intégration européenne, l’auteur conclut à un déclin du jacobinisme plutôt qu’à sa disparition, car il reste politiquement résilient.
|
| author |
Waechter, Matthias Schulz, Katrin |
| spellingShingle |
Waechter, Matthias Schulz, Katrin Le jacobinisme : la fin d’une tradition politique ? (2007) |
| author_facet |
Waechter, Matthias Schulz, Katrin |
| author_sort |
Waechter, Matthias |
| title |
Le jacobinisme : la fin d’une tradition politique ? (2007) |
| title_short |
Le jacobinisme : la fin d’une tradition politique ? (2007) |
| title_full |
Le jacobinisme : la fin d’une tradition politique ? (2007) |
| title_fullStr |
Le jacobinisme : la fin d’une tradition politique ? (2007) |
| title_full_unstemmed |
Le jacobinisme : la fin d’une tradition politique ? (2007) |
| title_sort |
le jacobinisme : la fin d’une tradition politique ? (2007) |
| publishDate |
2025 |
| container_title |
|
| container_issue |
|
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-l-europe-en-formation-2025-1-page-359?lang=fr https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/eufor.400.0359 |
| _version_ |
1877284550207340544 |