Origines et fondements du fédéralisme (1960)

Alexandre Marc rappelle que le fédéralisme ne doit pas être réduit à un mot à la mode ni à une simple technique institutionnelle. Ses origines sont anciennes (Antiquité, droit romain, communes médiévales, Révolution française) et il devient véritable doctrine au xixe siècle, nourri par des penseurs...

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書誌詳細
第一著者: Marc, Alexandre
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2025
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spelling cairn-EUFOR_400_0185EUFORL'Europe en Formation https://shs.cairn.info/revue-l-europe-en-formation-2025-1-page-185?lang=fr https://doi.org/10.3917/eufor.400.0185 Origines et fondements du fédéralisme (1960) Marc, Alexandre2025 fre L'Europe en Formation | 400 | 1 | 2025-02-26 | p. 185-191 | 0014-2808 EUFOR_40060 Alexandre Marc rappelle que le fédéralisme ne doit pas être réduit à un mot à la mode ni à une simple technique institutionnelle. Ses origines sont anciennes (Antiquité, droit romain, communes médiévales, Révolution française) et il devient véritable doctrine au xixe siècle, nourri par des penseurs (dont Proudhon) et par des expériences historiques comme la Suisse et les États-Unis. Pour Alexandre Marc, le fédéralisme doit être bien davantage qu’un arrangement institutionnel entre États. Il refuse les définitions réductrices qui confondent fédération et confédération et ramènent le fédéralisme à une simple « recette » étatique. Le fédéralisme est une attitude globale : une prise de position fondamentale qui renouvelle la manière de penser l’homme, la société, le droit, l’économie et la politique. Il vise à réconcilier la personne et la collectivité : permettre à chacun de s’accomplir dans des communautés sans s’y dissoudre, et permettre aux collectivités de s’unir sans se renier. Il doit aussi fonder un ordre pluraliste garantissant les droits individuels et collectifs, et une économie au service de l’homme, libérée de la tyrannie de l’argent, des technocrates et de l’« État-Moloch ». Ses bases : un personnalisme (la personne comme départ, chemin et fin), un réalisme (coller au réel humain), une dialectique de libération, et une révolution anti-idéologique, ouverte et créatrice. Alexandre Marc points out that federalism should not be reduced to a buzzword or a simple institutional technique. Its origins are ancient (antiquity, Roman law, medieval communes, the French Revolution) and it became a true doctrine in the 19th century, nourished by thinkers (including Proudhon) and historical experiences such as Switzerland and the United States. For Alexandre Marc, federalism must be much more than an institutional arrangement between states. He rejects reductive definitions that confuse federation and confederation and reduce federalism to a simple governmental “recipe”. Federalism is a global attitude : a fundamental position that renews the way we think about people, society, law, economics and politics. It aims to reconcile the individual and the community : to allow everyone to fulfil themselves in communities without dissolving into them, and to allow communities to unite without denying themselves. It must also establish a pluralistic order that guarantees individual and collective rights, and an economy that serves humanity, free from the tyranny of money, technocrats and the “Moloch State”. Its foundations : personalism (the individual as the starting point, the path and the end), realism (staying true to human reality), a dialectic of liberation, and an anti-ideological, open and creative revolution. Cairn restricted access
language Français
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description Alexandre Marc rappelle que le fédéralisme ne doit pas être réduit à un mot à la mode ni à une simple technique institutionnelle. Ses origines sont anciennes (Antiquité, droit romain, communes médiévales, Révolution française) et il devient véritable doctrine au xixe siècle, nourri par des penseurs (dont Proudhon) et par des expériences historiques comme la Suisse et les États-Unis. Pour Alexandre Marc, le fédéralisme doit être bien davantage qu’un arrangement institutionnel entre États. Il refuse les définitions réductrices qui confondent fédération et confédération et ramènent le fédéralisme à une simple « recette » étatique. Le fédéralisme est une attitude globale : une prise de position fondamentale qui renouvelle la manière de penser l’homme, la société, le droit, l’économie et la politique. Il vise à réconcilier la personne et la collectivité : permettre à chacun de s’accomplir dans des communautés sans s’y dissoudre, et permettre aux collectivités de s’unir sans se renier. Il doit aussi fonder un ordre pluraliste garantissant les droits individuels et collectifs, et une économie au service de l’homme, libérée de la tyrannie de l’argent, des technocrates et de l’« État-Moloch ». Ses bases : un personnalisme (la personne comme départ, chemin et fin), un réalisme (coller au réel humain), une dialectique de libération, et une révolution anti-idéologique, ouverte et créatrice.
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