La Grande-Bretagne et l'xEurope : du pragmatisme insulaire au partenariat sceptique

RésuméLe 1er janvier 1973, la Grande-Bretagne devint finalement membre de la Communauté européenne, après moult hésitation et forces négociations. Ce chapitre étudie donc les rapports de ce pays avec l’intégration européenne des origines aux années 1970. Il présente d’abord les facteurs structurels...

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Autore principale: Gueldry, Michel
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2009
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-EUFOR_353_0093EUFORL'Europe en Formation https://shs.cairn.info/revue-l-europe-en-formation-2009-3-page-93?lang=fr https://doi.org/10.3917/eufor.353.0093 La Grande-Bretagne et l'xEurope : du pragmatisme insulaire au partenariat sceptique Gueldry, Michel2009 fre L'Europe en Formation | 353 - 354 | 3 | 2009-11-01 | p. 93-110 | 0014-2808 EUFOR_35342 RésuméLe 1er janvier 1973, la Grande-Bretagne devint finalement membre de la Communauté européenne, après moult hésitation et forces négociations. Ce chapitre étudie donc les rapports de ce pays avec l’intégration européenne des origines aux années 1970. Il présente d’abord les facteurs structurels qui interdirent la participation britannique de 1950 à la fin des années 1960 et continuèrent à le handicaper après. Ensuite il analyse les facteurs conjoncturels spécifiques qui permirent l’évolution britannique entre la décennie des refus fondateurs (CECA, CED et Messine) et ses trois candidatures semi-convaincues et conditionnelles. Une troisième partie examine les problèmes de cette entrée tardive dans la Communauté. La quatrième analyse l’action de Margaret Thatcher, Premier ministre en 1979, qui paralysa l’Europe jusqu’au Conseil de Fontainebleau en 1984 et, en rupture avec le modèle de Lord Beveridge qui domina les décennies de l’après-guerre au Royaume-Uni, diffusa une vision libérale et déréglementée de l’économie en Europe, une alternative aux compromis fondateurs des Six. A ces analyses essentiellement historiques succède une partie plus analytique qui identifie les invariants de la participation britannique et en ébauche quelques interprétations théoriques.On January 1, 1973, Britain finally became a full-fledged member of the European Community after decades of avoidance, rancorous negotiations and chagrined conditionality. Thus this chapter focuses on the relationship between Britain and “Europe” as an economic and political project between the late 1940s and the 1970s. First it presents the structural factors that precluded British participation to the nascent European project from the early 1950s to the late 1960s and still impeded it afterwards. Then it analyzes the specific circumstances that facilitated a progressive British rapprochement, with special consideration paid to Britain’s successive yet structurally ambivalent candidacies. Next this chapter turns to the implications and difficulties of Britain’s entry in the Common Market in the mid-1970s, and details Margaret Thatcher’s rupture with the post-World War II Beveridgean consensus, her embrace of economic liberalism and her dissenting, belligerent views on European integration. These historical considerations lead to more theoretical analyses that identify and interpret the core components – historical, cultural, political, economic, and institutional – of the British approach toward the European project.Cairn free access
language Français
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description RésuméLe 1er janvier 1973, la Grande-Bretagne devint finalement membre de la Communauté européenne, après moult hésitation et forces négociations. Ce chapitre étudie donc les rapports de ce pays avec l’intégration européenne des origines aux années 1970. Il présente d’abord les facteurs structurels qui interdirent la participation britannique de 1950 à la fin des années 1960 et continuèrent à le handicaper après. Ensuite il analyse les facteurs conjoncturels spécifiques qui permirent l’évolution britannique entre la décennie des refus fondateurs (CECA, CED et Messine) et ses trois candidatures semi-convaincues et conditionnelles. Une troisième partie examine les problèmes de cette entrée tardive dans la Communauté. La quatrième analyse l’action de Margaret Thatcher, Premier ministre en 1979, qui paralysa l’Europe jusqu’au Conseil de Fontainebleau en 1984 et, en rupture avec le modèle de Lord Beveridge qui domina les décennies de l’après-guerre au Royaume-Uni, diffusa une vision libérale et déréglementée de l’économie en Europe, une alternative aux compromis fondateurs des Six. A ces analyses essentiellement historiques succède une partie plus analytique qui identifie les invariants de la participation britannique et en ébauche quelques interprétations théoriques.
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