L’instance du nombre dans l’inconscient

L’avènement du zéro opératoire, au vie siècle en Inde, fut un événement qui a transformé de fond en comble les opérations de comptage. Quelles en furent les conséquences pour un savoir des modalités de comptage de l’inconscient, c’est ce que Lacan tenta de résoudre. Déchiffrer les formations de l’...

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Autore principale: Porge, Érik
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2022
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-ESS_049_0021ESSEssaim https://shs.cairn.info/revue-essaim-2022-2-page-21?lang=fr https://doi.org/10.3917/ess.049.0021 L’instance du nombre dans l’inconscient Porge, Érik2022 fre Essaim | 49 | 2 | 2022-11-03 | p. 21-35 | 1287-258X ESS_04969 L’avènement du zéro opératoire, au vie siècle en Inde, fut un événement qui a transformé de fond en comble les opérations de comptage. Quelles en furent les conséquences pour un savoir des modalités de comptage de l’inconscient, c’est ce que Lacan tenta de résoudre. Déchiffrer les formations de l’inconscient, c’est reconnaître que le nombre démontre la puissance combinatoire de celles-ci (par exemple, celle de la condensation et du déplacement), affirme Lacan dès 1953. Tout au long de son œuvre, il associe le nombre à son approche du réel de l’inconscient comme savoir. Il rend compte de la nécessité d’une comptabilité spécifique des formations de l’inconscient. Il introduit dans ses calculs de nouveaux rapports aux nombres, tel le +1 pour le sujet et le nombre d’or auquel il identifie l’objet a. En même temps il récuse l’appellation de nombre pour le Un qu’il désigne comme « signifiant de l’inexistence » du sujet et dont il démontre la bifidité. Selon Lacan, tirant une leçon du nœud borroméen, le nombre un commence à trois. D’une façon générale il privilégie certains nombres en leur donnant une valeur algorithmique et il conclut que l’inconscient ne compte pas au-delà de six.The introduction of the zero in the 6th century in India was an event that radically transformed counting operations. What have been the consequences for knowledge of the modes of counting of the unconscious? This is what Lacan attempted to resolve. He states from 1953 that to decipher the formations of the unconscious is to recognise that the number demonstrates the combinatorial power of these (for example, condensation and displacement). Throughout all his work Lacan associates the number to his approach to the real of the unconscious as knowledge. He reports on the necessity for a specific accountancy of the formations of the unconscious. He introduces new relations to numbers into his calculations, such as the +1 for the subject and the golden ratio which he identifies to the a object. At the same time he rejects the naming of a number for the Un (One) that he designates as “signifier of inexistence” of the subject and demonstrates its bifidity. According to Lacan, drawing a lesson from the borromean knots, the number one begins at three. In a general way he favours certain numbers, bestowing them an algorithmic value, and he concludes that the unconscious does not count beyond six.Cairn restricted access
language Français
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description L’avènement du zéro opératoire, au vie siècle en Inde, fut un événement qui a transformé de fond en comble les opérations de comptage. Quelles en furent les conséquences pour un savoir des modalités de comptage de l’inconscient, c’est ce que Lacan tenta de résoudre. Déchiffrer les formations de l’inconscient, c’est reconnaître que le nombre démontre la puissance combinatoire de celles-ci (par exemple, celle de la condensation et du déplacement), affirme Lacan dès 1953. Tout au long de son œuvre, il associe le nombre à son approche du réel de l’inconscient comme savoir. Il rend compte de la nécessité d’une comptabilité spécifique des formations de l’inconscient. Il introduit dans ses calculs de nouveaux rapports aux nombres, tel le +1 pour le sujet et le nombre d’or auquel il identifie l’objet a. En même temps il récuse l’appellation de nombre pour le Un qu’il désigne comme « signifiant de l’inexistence » du sujet et dont il démontre la bifidité. Selon Lacan, tirant une leçon du nœud borroméen, le nombre un commence à trois. D’une façon générale il privilégie certains nombres en leur donnant une valeur algorithmique et il conclut que l’inconscient ne compte pas au-delà de six.
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