Nicolas de Staël, le réel, absolument

Le suicide de Nicolas de Staël a intrigué, fasciné par l’énigme de ses motifs. Ce peintre fut d’une extrême et absolue exigence par rapport à sa façon de toucher, au plus juste, au plus près, le « réel » en jeu dans l’acte créatif. « Je n’ai plus la force de parachever mes tableaux » confie-t-il...

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Κύριος συγγραφέας: Sous, Jean-Louis
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2018
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-ESS_040_0071ESSEssaim https://shs.cairn.info/revue-essaim-2018-1-page-71?lang=fr https://doi.org/10.3917/ess.040.0071 Nicolas de Staël, le réel, absolument Sous, Jean-Louis2018 fre Essaim | 40 | 1 | 2018-03-09 | p. 71-81 | 1287-258X ESS_04025 Le suicide de Nicolas de Staël a intrigué, fasciné par l’énigme de ses motifs. Ce peintre fut d’une extrême et absolue exigence par rapport à sa façon de toucher, au plus juste, au plus près, le « réel » en jeu dans l’acte créatif. « Je n’ai plus la force de parachever mes tableaux » confie-t-il à un ami sur la fin de son existence, d’autant que, par ailleurs, la fausseté de son amour pour Jeanne achève ses illusions. Il s’agira, ici, à travers l’étude de la correspondance personnelle du peintre et d’un de ses derniers tableaux, Le grand concert, moins d’interpréter ce passage à l’acte que d’en faire résonner ce qui a pu en orchestrer la réalisation. Nicolas de Staël’s suicide has intrigued and fascinated many for the enigma of his motives. He was a painter in the extreme, with an absolute exigency concerning his way of reaching, as accurately and as closely as possible, the “real” at stake in the creative act. “I no longer have the force to complete my paintings” he confided to a friend at the end of his life, especially as elsewhere, the deception in his love for Jeanne completed his illusions. Through a study of his personal correspondence and one of his last paintings, Le Grand Concert, this article seeks not to interpret his passage à l’acte but to resonate what could have orchestrated its realization. Abstract translated by Mary McLoughlin Cairn free access
language Français
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description Le suicide de Nicolas de Staël a intrigué, fasciné par l’énigme de ses motifs. Ce peintre fut d’une extrême et absolue exigence par rapport à sa façon de toucher, au plus juste, au plus près, le « réel » en jeu dans l’acte créatif. « Je n’ai plus la force de parachever mes tableaux » confie-t-il à un ami sur la fin de son existence, d’autant que, par ailleurs, la fausseté de son amour pour Jeanne achève ses illusions. Il s’agira, ici, à travers l’étude de la correspondance personnelle du peintre et d’un de ses derniers tableaux, Le grand concert, moins d’interpréter ce passage à l’acte que d’en faire résonner ce qui a pu en orchestrer la réalisation.
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