Argument

RésuméPeut-on être poète sans toutefois parvenir à habiter pleinement le langage ? Tel est le paradoxe que cet article a pour but d’illustrer à travers la lecture des écrits intimes d’Alejandra Pizarnick et de la célèbre lettre à lord Chandos de l’écrivain Hugo von Hofmannsthal. Pour ces deux auteur...

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Autor principal: Marcinik, Dorothée
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2013
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-ESS_030_0007
record_format cairn
spelling cairn-ESS_030_0007ESSEssaim https://shs.cairn.info/revue-essaim-2013-1-page-7?lang=fr https://doi.org/10.3917/ess.030.0007 Argument Marcinik, Dorothée2013 fre Essaim | 30 | 1 | 2013-04-01 | p. 7-7 | 1287-258X ESS_03052 RésuméPeut-on être poète sans toutefois parvenir à habiter pleinement le langage ? Tel est le paradoxe que cet article a pour but d’illustrer à travers la lecture des écrits intimes d’Alejandra Pizarnick et de la célèbre lettre à lord Chandos de l’écrivain Hugo von Hofmannsthal. Pour ces deux auteurs, les mots sont porteurs d’une sorte d’inquiétante étrangeté, que le recours à la poésie est venu en fait redoubler en mettant l’accent principalement sur le signifiant. La pulvérisation du sens propre à la structure poétique, bien loin de leur permettre de pacifier ce réel qui les encombre, n’a fait qu’exacerber son collapsus avec le langage. Ainsi poètes par fatalité, ils ne cesseront d’aspirer à écrire de la prose en un ultime recours pour tenter de se doter d’une assise symbolique en recréant de l’imaginaire et du sens.“Word sickness” : Alejandra Pizarnik and Hugo von HofmannsthalCan one be a poet without actually fully dwelling in language ? Such is the paradox this article seeks to illustrate through a reading of Alejandra Pizarnik’s personal writings and Hugo von Hofmannsthal’s famous letter to Lord Chandos. For these two authors, words are the bearers of an uncanny strangeness which the recourse to poetry in fact intensifies, in emphasizing principally the signifier. The pulverizing of meaning, proper to poetic structure, far from pacifying the real which overpowered them, served only to exacerbate its collapse with language. Poets thus by fate, they relentlessly aspired to write prose as a last resort in an attempt to provide a symbolic basis, in recreating the imaginary and meaning.Cairn free access
language Français
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description RésuméPeut-on être poète sans toutefois parvenir à habiter pleinement le langage ? Tel est le paradoxe que cet article a pour but d’illustrer à travers la lecture des écrits intimes d’Alejandra Pizarnick et de la célèbre lettre à lord Chandos de l’écrivain Hugo von Hofmannsthal. Pour ces deux auteurs, les mots sont porteurs d’une sorte d’inquiétante étrangeté, que le recours à la poésie est venu en fait redoubler en mettant l’accent principalement sur le signifiant. La pulvérisation du sens propre à la structure poétique, bien loin de leur permettre de pacifier ce réel qui les encombre, n’a fait qu’exacerber son collapsus avec le langage. Ainsi poètes par fatalité, ils ne cesseront d’aspirer à écrire de la prose en un ultime recours pour tenter de se doter d’une assise symbolique en recréant de l’imaginaire et du sens.
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