Figure analytique de la responsabilité

Résumé Il est arrivé (1961) à J. Lacan de définir le « terme vrai de l’analyse » comme suit : « Pour accéder à ce point au-delà de la réduction des idéaux de la personne, c’est comme objet a du désir, comme ce qu’il a été pour l’Autre dans son érection de vivant, comme le wanted ou l’ unwanted de...

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Главный автор: Marcos, Jean-Pierre
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2005
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spelling cairn-ESS_015_067ESSEssaim https://shs.cairn.info/revue-essaim-2005-2-page-67?lang=fr https://doi.org/10.3917/ess.015.067 Figure analytique de la responsabilité Marcos, Jean-Pierre2005 fre Essaim | 15 | 2 | 2005-10-01 | p. 67-82 | 1287-258X ESS_015100 Résumé Il est arrivé (1961) à J. Lacan de définir le « terme vrai de l’analyse » comme suit : « Pour accéder à ce point au-delà de la réduction des idéaux de la personne, c’est comme objet a du désir, comme ce qu’il a été pour l’Autre dans son érection de vivant, comme le wanted ou l’ unwanted de sa venue au monde, que le sujet est appelé à renaître pour savoir s’il veut ce qu’il désire... » ( Remarque sur le rapport de D. Lagache) Peut-on déplier cette formule pour faire entendre que si le sujet dans son rapport à l’articulation signifiante surgit bien « comme sa conséquence », il n’est guère dispensé pour autant de se prononcer en conséquence ? Comment penser l’articulation d’une responsabilité qui revient autant à répondre à – un appel – qu’à répondre de – une détermination insue ? Quelle figure du vouloir se trouve ici cliniquement convoquée si la volonté n’est pas ce qui s’oppose au désir mais le soutient ? C’est à penser un sujet initialement séparé de son désir par un régime d’aliénation spécifique mais convoqué ultérieurement à faire coïncider ou non ce qui lui est apparu comme son désirable et ce qu’il tient désormais comme son préférable. À ceci près que l’ouverture d’un avenir de responsabilité pour le sujet se heurte aux difficultés de réédition d’une décision résolue de vouloir ce que nous désirons. Jacques Lacan, in 1961, defined the “true term of analysis” as follows: “To reach this point beyond the reduction of a person’s ideals, it is as object a of desire, as he was for the Other as a living being, as the wanted or unwanted at birth, that the subject is called to be reborn, to know if he wants what he desires...” (Remarques sur le rapport de D. Lagache). Can we stretch this formula to claim that if the subject, in his relation to the signifier articulation, erupts “as its consequence”, he is not, for all that, exempt from pronouncing himself in consequence? How do we consider the articulation of a responsibility which comes back, as much to answer to-a call-as to answer for-an unknown determination? What figure of wanting are we here confronted with clinically if the will does not oppose desire, but upholds it? This is to consider a subject, initially separated from his desire, by a system of specific alienation, but called later to coincide, or not, what seemed to be what he desires with what he now holds to be what he prefers. With the exception that, for the subject, the opening up of a future of responsibility collides with the difficulties of repeating a firm decision to want what we desire.Cairn free access
language Français
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description Résumé Il est arrivé (1961) à J. Lacan de définir le « terme vrai de l’analyse » comme suit : « Pour accéder à ce point au-delà de la réduction des idéaux de la personne, c’est comme objet a du désir, comme ce qu’il a été pour l’Autre dans son érection de vivant, comme le wanted ou l’ unwanted de sa venue au monde, que le sujet est appelé à renaître pour savoir s’il veut ce qu’il désire... » ( Remarque sur le rapport de D. Lagache) Peut-on déplier cette formule pour faire entendre que si le sujet dans son rapport à l’articulation signifiante surgit bien « comme sa conséquence », il n’est guère dispensé pour autant de se prononcer en conséquence ? Comment penser l’articulation d’une responsabilité qui revient autant à répondre à – un appel – qu’à répondre de – une détermination insue ? Quelle figure du vouloir se trouve ici cliniquement convoquée si la volonté n’est pas ce qui s’oppose au désir mais le soutient ? C’est à penser un sujet initialement séparé de son désir par un régime d’aliénation spécifique mais convoqué ultérieurement à faire coïncider ou non ce qui lui est apparu comme son désirable et ce qu’il tient désormais comme son préférable. À ceci près que l’ouverture d’un avenir de responsabilité pour le sujet se heurte aux difficultés de réédition d’une décision résolue de vouloir ce que nous désirons.
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