Pour une approche complexe de la nature sociale de la langue
Cette réflexion épistémologique ne s’appuie pas sur l’idée de chaos, car la prédictibilité déterministe n’est pas un enjeu majeur dans notre science.La variation linguistique, « découverte » fondamentale des « sociolinguistes », amène l’exigence d’une théorie du sujet parlant, dès lors qu’on essaie...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2003
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
cairn-CSL_0301_0171 |
|---|---|
| record_format |
cairn |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/Cairn/ |
| description |
Cette réflexion épistémologique ne s’appuie pas sur l’idée de chaos, car la prédictibilité déterministe n’est pas un enjeu majeur dans notre science.La variation linguistique, « découverte » fondamentale des « sociolinguistes », amène l’exigence d’une théorie du sujet parlant, dès lors qu’on essaie d’expliquer l’apparition des formes linguistiques. Nous en sommes encore à explorer quels phénomènes doit inclure la linguistique en tant que connaissance du « langage à travers les langues ».Les répertoires de formes linguistiques font - plus ou moins - systèmes à la fois au sens linguistique et au sens social. Les idiomes ou langues sont des objets médiats servant à la mise en cohérence des formes linguistiques et à une mise en ordre sociale : en tant que normes, ils supposent des représentations épilinguistiques et des « locuteurs-descripteurs », informés par les discours des grammairiens.Cette importance des représentations prend sens dans une vue constructiviste des langues, faisant intervenir les sujets parlants comme acteurs.Ces considérations amènent l’exigence d’une épistémologie intégrant la récursivité – influence des représentations sur les faits linguistiques et vice-versa - telle que la propose la « pensée complexe » d’Edgar Morin. |
| author |
Eloy, Jean-Michel |
| spellingShingle |
Eloy, Jean-Michel Pour une approche complexe de la nature sociale de la langue |
| author_facet |
Eloy, Jean-Michel |
| author_sort |
Eloy, Jean-Michel |
| title |
Pour une approche complexe de la nature sociale de la langue |
| title_short |
Pour une approche complexe de la nature sociale de la langue |
| title_full |
Pour une approche complexe de la nature sociale de la langue |
| title_fullStr |
Pour une approche complexe de la nature sociale de la langue |
| title_full_unstemmed |
Pour une approche complexe de la nature sociale de la langue |
| title_sort |
pour une approche complexe de la nature sociale de la langue |
| publishDate |
2003 |
| container_title |
|
| container_issue |
|
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-cahiers-de-sociolinguistique-2003-1-page-171?lang=fr https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/csl.0301.0171 |
| _version_ |
1877245693817520128 |
| spelling |
cairn-CSL_0301_0171CSLCahiers de sociolinguistique https://shs.cairn.info/revue-cahiers-de-sociolinguistique-2003-1-page-171?lang=fr https://doi.org/10.3917/csl.0301.0171 Pour une approche complexe de la nature sociale de la langue Eloy, Jean-Michel2003 fre Cahiers de sociolinguistique | 8 | 1 | 2003-10-01 | p. 171-188 | 1273-6449 CSL_030154 Cette réflexion épistémologique ne s’appuie pas sur l’idée de chaos, car la prédictibilité déterministe n’est pas un enjeu majeur dans notre science.La variation linguistique, « découverte » fondamentale des « sociolinguistes », amène l’exigence d’une théorie du sujet parlant, dès lors qu’on essaie d’expliquer l’apparition des formes linguistiques. Nous en sommes encore à explorer quels phénomènes doit inclure la linguistique en tant que connaissance du « langage à travers les langues ».Les répertoires de formes linguistiques font - plus ou moins - systèmes à la fois au sens linguistique et au sens social. Les idiomes ou langues sont des objets médiats servant à la mise en cohérence des formes linguistiques et à une mise en ordre sociale : en tant que normes, ils supposent des représentations épilinguistiques et des « locuteurs-descripteurs », informés par les discours des grammairiens.Cette importance des représentations prend sens dans une vue constructiviste des langues, faisant intervenir les sujets parlants comme acteurs.Ces considérations amènent l’exigence d’une épistémologie intégrant la récursivité – influence des représentations sur les faits linguistiques et vice-versa - telle que la propose la « pensée complexe » d’Edgar Morin.For a complex approach of the social nature of languagesThis epistemological study is not based on the idea of chaos because the determinist predictability does not represent a major stake for our science.Linguistic variation, the « sociolinguists’ » fundamental « discovery », implies the necessity of a theory focused upon the speaking subject, as we are aiming to explain the appearance of linguistic forms. We are still at the exploratory stage of it, examining which phenomena should be included in Linguistics as a science based on « languages through linguistic systems/speech ».Records of linguistic forms – more or less – represent systems in both linguistic and social terms. Idioms or languages are mediate objects used to render linguistic forms coherent and to establish social order : as norms, they imply epilinguistic representations and require « descriptive-speakers », informed by the works produced by grammarians.It is quite meaningful to give such importance to representations when it comes to a constructivist approach of languages, where speaking subjects become active subjects.These considerations lead to the necessity of an epistemology which integrates recursion – the influence of representations on linguistic facts and vice-versa – as is suggested by the « complex thinking » of Edgar Morin.Para una aproximación compleja de la naturaleza social de la lenguaEsta comunicación no se apoya en el concepto de « caos », porque consideramos que la predictibilidad determinista no es un objeto principal de nuestra ciencia.La variación lingüística, hallazgo fundamental de los sociolingüistas, conduce a una teoría del « sujeto hablando », si tratamos de explicar la aparición de las formas lingüísticas. Estamos todavía explorando los fenómenos que pueden definir la lingüística si suele ser esta un conocimiento del « lenguaje a través de las lenguas ».Los repertorios de formas lingüísticas son -más o menos- sistemas, en el sentido lingüístico i también en el sentido social. Los idiomas o lenguas son objetos que sirven de mediación para dar coherencia a las formas lingüísticas y ordenar lo social: como normas, suponen representaciones « epilingüísticas » y « locutores descriptores » informados por los discursos de los gramáticos.Así, en una percepción constructivista de las lenguas, se justifica la importancia de las representaciones que transforman los locutores en actores.Estas consideraciones nos llevan a exigir una epistemologia que integra la idea de influencia mutua entre las representaciones y las realidades linguisticas, lo que fue ya propuesto por el « pensamiento complejo » (fr. pensée complexe) de Edgar Morin.Cairn free access |