« J'ai tué mon enfant... » Pour penser la clinique de l'IVG

RésuméEn s’appuyant sur une vignette clinique d’une IVG tardive vécue par une jeune fille, l’auteure propose de penser la phrase « J’ai tué mon enfant », entendue répétitivement dans cette clinique, comme expression consciente du fantasme inconscient d’infanticide. L’IVG peut alors être envisagée co...

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書誌詳細
第一著者: Bastien, Danielle
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2011
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-CPC_037_0149
record_format cairn
spelling cairn-CPC_037_0149CPCCahiers de psychologie clinique https://shs.cairn.info/revue-cahiers-de-psychologie-clinique-2011-2-page-149?lang=fr https://doi.org/10.3917/cpc.037.0149 « J'ai tué mon enfant... » Pour penser la clinique de l'IVG Bastien, Danielle2011 castration symboliqueculpabilitédésir d'enfantfantasme d'infanticideIVGpassage à l'acteacting outdesire for a childguiltinfanticide fantasysymbolic castrationvoluntary termination of pregnancyfre Cahiers de psychologie clinique | 37 | 2 | 2011-10-15 | p. 149-163 | 1370-074X CPC_03722 RésuméEn s’appuyant sur une vignette clinique d’une IVG tardive vécue par une jeune fille, l’auteure propose de penser la phrase « J’ai tué mon enfant », entendue répétitivement dans cette clinique, comme expression consciente du fantasme inconscient d’infanticide. L’IVG peut alors être envisagée comme une mise en acte de ce fantasme, ce qui permet de comprendre aussi la culpabilité immense qui surgit le plus souvent après l’intervention. L’auteure propose ensuite de considérer le sens de cette mise en acte comme une tentative de suppléance, qui passe par le réel du corps, à une castration symbolique inachevée, c’est-à-dire à une séparation inaccomplie d’avec l’Autre premier. Cette suppléance ne pourra qu’échouer dans cette voie de l’acte, si elle n’est pas reprise, tôt ou tard, dans la mise en mots du sens de l’acte.“I killed my child” – Considering the Clinical Practice of Voluntary Pregnancy TerminationBased on the clinical account of a late voluntary pregnancy termination by a young woman, the author considers the sentence “I killed my child”, heard repeatedly in such cases, as a conscious expression of the unconscious fantasy of infanticide. The voluntary termination of a pregnancy can thus be considered as acting out this fantasy, which allows us also to understand the enormous guilt that usually comes after an intervention. The author then suggests that this acting out is an attempt, channelled through the body, to replace an incomplete symbolic castration, i.e., an incomplete separation from the primary Other. This active substitution will eventually fail unless its meaning is not expressed verbally.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
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1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic castration symbolique
culpabilité
désir d'enfant
fantasme d'infanticide
IVG
passage à l'acte
acting out
desire for a child
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infanticide fantasy
symbolic castration
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spellingShingle castration symbolique
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Bastien, Danielle
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IVG
passage à l'acte
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symbolic castration
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description RésuméEn s’appuyant sur une vignette clinique d’une IVG tardive vécue par une jeune fille, l’auteure propose de penser la phrase « J’ai tué mon enfant », entendue répétitivement dans cette clinique, comme expression consciente du fantasme inconscient d’infanticide. L’IVG peut alors être envisagée comme une mise en acte de ce fantasme, ce qui permet de comprendre aussi la culpabilité immense qui surgit le plus souvent après l’intervention. L’auteure propose ensuite de considérer le sens de cette mise en acte comme une tentative de suppléance, qui passe par le réel du corps, à une castration symbolique inachevée, c’est-à-dire à une séparation inaccomplie d’avec l’Autre premier. Cette suppléance ne pourra qu’échouer dans cette voie de l’acte, si elle n’est pas reprise, tôt ou tard, dans la mise en mots du sens de l’acte.
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